Mois : mars 2012

« Un engagement social »

Enfant rêveur, Henri Bokilo Boursier aimait ramasser des fossiles. « J’ai découvert le monde par le sol »  explique t-il. C’est en Franche-Comté qu’il passe son enfance, dans la seconde région la plus boisée de France. De là à dire que s’il est écologiste c’est peut-être lié à ses origines, il n’y a qu’un pas. Et pourtant c’est un vrai, un pur.  Mais c’est aussi « un choix philosophique et politique, une façon de vivre » aime t-il à préciser. Après des études à Strasbourg, Henri débarque à Paris pour y devenir photographe, sa première passion. Après plusieurs expériences dans ce domaine, il  se rend compte que la photo le sature. « J’avais envie de quelque chose de manuel ».

La peinture, la création du volume avec la sculpture et des installations deviennent alors son quotidien, tout en se consacrant toujours à la photo numérique. Particulièrement investi dans le mouvement social et la lutte syndicale, il enrichit sa vie artistique, associative et familiale au contact des gens. Il rejoint le 60Adada, laboratoire d’expérimentations artistiques à gestion collégiale à Saint Denis (93), Lecadratin, le festival Excroissance ou encore Arc en terre, foyer de créations.

« J’ai envie de respecter ce qui vit … »

On l’aura compris, Henri est sur tous les fronts et multiplie les activités. « Mais ce qui m’attire de plus en plus c’est travailler en harmonie avec la nature » ajoute t-il. C’est ainsi que depuis quelques années, il a commencé à sculpter non pas le bois mort, mais l’arbre vivant. Avec le temps les jardins sont devenus ses ateliers qu’il partage avec ses habitants et usagers pour un travail au long cours. « Les appels amicaux ou de la nature  m’entrainent régulièrement vers la Picardie avec l’association Arc en terre, l’Ardèche ou encore les Vosges » se réjouit Henri.

C’est à Saint Denis, où vit l’artiste, que vous aurez des chances de croiser sa grande silhouette, juchée sur un vélo d’âge incertain, le regard au loin et un léger sourire aux lèvres. Un regard peut être dirigé vers Mauves-sur-Loire et plus précisément le plateau de Bel-Air  où il nous présentera quelques œuvres sculptées de la série « Nous sommes là ». Et dans le bosquet de cèdres, une création in situ, « l’œil de la forêt » vous rappellera de ne pas « cédrer » à la déforestation.

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Henri Bokilo Boursier


« Photographe méditatif »

Né à Paris en 1956, Philippe CAHAREL vit et travaille en Bretagne. C’est au début des années 1980 qu’il entame sa carrière artistique, et très jeune il a senti que l’image allait devenir le meilleur moyen de faire partager ses émotions. Photographe autodidacte, il n’appartient à aucune école. Cependant des maîtres photographes ont inspiré sa vocation : Callahann, Ghirri, Evans … Dans un premier temps, Philippe s’oriente vers une photo d’illustration idéalisée pour les magazines, pratique qu’il délaisse progressivement au profit d’une image où le pouvoir de suggestion est plus fort que le réalisme de la description.

« Maintenant je traque principalement des bouts de territoire sans frontière réelle, complète l’artiste, des lieux oubliés mais souvent familiers pour y trouver une touche d’étrangeté tout en conservant leur aspect documentaire ». Cette photographie d’auteur inspirée par l’urbanisme et le paysage le conduisent à mettre en œuvre des projets à long terme comme la réalisation de livres et d’expositions.

« Sous influence »

Philippe Caharel trouve ses sources d’inspiration et de création dans les zones côtières, les rives et les rivages. « Ces territoires spécifiques en perpétuels mouvements sont nés de la rencontre de la terre et de l’eau, du ciel et du vent, poursuit-il. Ils sont vivants et respirent au rythme des marées.« 

Pour capter toutes les pulsations de la nature, une approche lente est indispensable. Dans sa démarche contemplative, le choix d’un appareil moyen ou grand format impose une attitude de patience et de réflexion. La longue exposition procure aux images une atmosphère intimiste comme une longue caresse sur le fil photographique.

Sa pratique artistique l’emmène régulièrement aux États-Unis, Canada, Seychelles, Maroc, Irlande, ou encore Espagne, mais les 9 et 10 juin prochains, Philippe posera ses appareils rue du Cellier à Mauves-sur-Loire, où sur un mur à l’ancienne, pour notre plus grand plaisir,  il présentera une série de photographies en rapport avec les milieux aquatiques.

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Philippe Caharel

 » Jeune femme globe-trotter »

C’est en jeune fille passionnée que Marie-Laure Fourier évoque un jour, avec ses parents, la possibilité d’effectuer une formation artistique, ce dont elle a toujours rêvé. « Ce n’est pas un métier pour toi ma fille » s’entend-elle répondre, frustrée. Elle suit alors des études  juridiques et décroche son diplôme cinq années après son baccalauréat. Pourtant Marie-Laure a toujours aimé dessiner et peindre. Née en région parisienne, notre quinquagénaire a vécu à l’étranger dès son plus jeune âge. La Mauritanie, Tahiti, le Côte d’Ivoire, Haïti, l’Afghanistan ou encore les Etats-Unis n’ont plus de secrets pour elle. Mariée, elle continue de voyager à travers l’hexagone et découvre de nombreux domaines artistiques : la peinture sur soie à Lyon et Grenoble, la peinture sur porcelaine à Rennes, l’aquarelle et l’encadrement à Paris et la terre à Nantes.

En 2006, afin de compléter son cursus artistique, Marie-Laure souhaite s’inscrire aux Beau-Arts à Nantes.  Le verdict tombe : « Vous êtes trop âgée pour suivre cette formation ! ». Résignée, elle prend des cours du soir de peinture dans un premier temps puis de terre, matière à laquelle elle consacre tout son temps depuis trois ans. Après la découverte des bases que sont le colombin, la plaque, le travail dans la masse, elle s’initie à l’émaillage en faïence, en grès. Elle fréquente assidument plusieurs associations, Terre et Céramique à Sainte-Luce-Sur-Loire, un atelier de modèles vivants à la Haye Fouassière, le Moulin Gautron à Vertou où elle découvre le Raku.

« Je souhaite me confronter à des artistes confirmés »

Avide d’apprendre, elle sait partager sa passion en animant des ateliers de cuisson, de fabrication d’émaux grès, et assure également l’encadrement de jeunes le mercredi.

« Le travail de la terre n’a pas pour moi de dimension spirituelle » confie l’artiste. « C’est un véritable plaisir, un peu égoïste car je crée pour moi, mais j’ai été poussée par les miens et mes amis, que je remercie au passage, à montrer mes créations ». Ce que Marie-Laure Fourier fait depuis 2002.

 » Exposer à Mauves-sur-Loire me motive, poursuit-elle, car j’ai envie de me confronter à des artistes confirmés et reconnus, et de continuer ainsi à progresser à leur contact. Merci aux organisateurs de m’en donner l’opportunité. » souligne Marie-Laure impatiente.

Rendez-vous est donc pris avec l’artiste les 9 et 10 juin prochains à Mauves.

« Une certitude … »

Christian Duroc se dit autant artisan qu’artiste. Ce Morbihannais de Monterblanc, commune située sur le flanc des landes de Lanvaux, réalise ses premières sculptures en 1986 qu’il expose deux ans après. Il apprivoise la matière, passant du brut au poli, de la rugosité à la pureté, de la verticalité à la sphère. Il s’est approprié ce schiste ardoisier qu’il choisit avec attention : En émerge une forme à la fois rugueuse et chaleureuse, toutes en ruptures car l’homme aime les oppositions. Dès le premier regard, l’œuvre nous devient familière comme un élément solide qui rassure, née des mains d’un homme qui nous renvoie à nos origines … Résultat d’un cheminement, d’un travail assidu et par là-même de persévérance.

« Mon art est un langage, qui n’appartient pas au passé mais au contraire s’inscrit dans un monde contemporain » rappelle l’artiste.

« Un art authentique »

Sculpteur sur granit, schiste et marbre, les pièces de Christian Duroc sont exposées en Chine, au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Finlande, en Suisse et bien sur en

Tan Dour Glen

France. Certaines d’entre elles sont collectionnées au Canada et aux Etats-Unis. Christian aime les travailler devant le public. Le sculpteur à la généreuse moustache ne se protège pas du regard d’autrui. Symposiums, manifestations culturelles et résidences d’artistes font partie de son quotidien.

« Ma démarche s’inscrit dans le développement de démarches artistiques, avec des visites d’atelier ou rencontres à thème » nous explique Christian. « De la sculpture monumentale aux réalisations de petite taille, j’exprime avec vigueur la dualité qui existe en tout homme ».

Son atelier est un havre de paix, un lieu qui démontre l’intelligence du geste et l’acceptation de l’imparfait. La passion du schiste et la vocation des schismes émergent de tous les côtés.

Artiste à voir ou à revoir à Mauves-sur-Loire.

Plus d’informations sur Christian Duroc ICI

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« Laisser mûrir l’intention »

Olivier Frémont est un autodidacte, « entré » en sculpture il y a une dizaine d’années, après un long processus de maturation qui aboutit à l’état de « s’autoriser à faire ». Il s’imprègne de la peinture, de la photographie, de la sculpture, visite des expositions marquantes pour lui, lit les écrits des artistes. La bascule intervient alors après avoir digéré toutes ces émotions.

« Pendant longtemps je me suis satisfait d’admirer les voies ouvertes par les autres. C’était avant cette rencontre avec le matériau. Rien ne s’était vraiment passé, mais sûrement en attente, l’intention mûrissait » souligne l’artiste. Puis un jour, il découvre « des bouts de rien oxydés« , qu’il va collecter, assembler, jusqu’à leur redonner vie, détournés de leur inutilité apparente.

Pour arriver à la finalisation de l’œuvre, il a fallu à Olivier tisser un réseau de contacts, personnages haut en couleur, ferrailleurs, récupérateurs, professionnels de la casse et du recyclage. Puis vient la collecte elle-même, passant par le choix des pièces, que l’artiste doit dégraisser, décaper, laver, gratter.  « C’est la phase la plus ingrate, la plus sale et malodorante » précise-il. Mais elle permet de débusquer ce qui était noyé dans une gangue de boue, de graisse ou de rouille. Vient le stockage avant que ne mûrisse l’idée, et enfin la réalisation de l’œuvre avant qu’elle ne soit exposée.

« Mon petit Panthéon personnel »

Les influences de certains artistes le nourrissent et lui servent de socle et de ressources : Julio Gonzales, David Smith et Jean Dubuffet, avec quelques Nouveaux Réalistes composent « (son) petit Panthéon personnel » sur lequel il se concentre quand il cherche l’énergie pour avancer.

Cet artiste travaille avec des matériaux de récupération. Il a besoin des objets en état de dégradation, sans espoir d’avenir pour devenir, qui deviendront une fois passés entre ses mains, objets d’art animés. D’expositions personnelles à Nantes ou à la Rochelle, en expositions collectives à Nantes, Paris, Sallertaine ou Cholet, ou en expositions permanentes à la Galerie des Arts Pluriels à Nantes ou encore à la Galerie Open Eyes à Challain-la-Potherie (49), Olivier Frémont a su se faire une place dans le monde des artistes. Les matériaux qu’il ne se lasse pas de chercher dans les coins les moins reluisants du tissu urbain, friches industrielles et déchetteries ont encore de beaux jours devant eux, à condition de tomber entre ses mains.

Plus d’informations sur Olivier Frémont ICI.

« Les hommes-oiseaux »

Dominique Moreau, dit Dom, est un artiste autodidacte nantais. L’ensemble de son travail artistique est inspiré par le livre qu’il a découvert tout au long de son activité professionnelle puisqu’il a exercé successivement les métiers de photograveur pour l’imprimerie, coloriste ou encore enlumineur médiéval. « Au début, j’écrivais des textes, des poèmes que je mettais en peinture sous forme de tableaux calligraphiés d’un alphabet de ma création », souligne Dom. « Les sculptures réalisées en carton et papier, comme les livres, me servaient de « lettrines » en relief ».

C’est au cours d’une balade avec sa compagne dans les marais salants guérandais, qu’il voit pour la première fois des ibis sacrés.  Subjugué, ses personnages deviennent alors les « hommes-oiseaux » au bec d’ibis. Façonnés en carton et papier, ils sont venus naturellement se poser sur ses toiles. « Mes sculptures semblent souvent s’interroger sur ce qui les entoure, elles sont en attente peut-être de réponses à leurs questions sur l’existence, la vie, la mort » poursuit l’artiste. Et pourquoi cette couleur bleue ? « C’est en souvenir d’un livre qui parlait de « gardiens astraux » et l’idée de personnages « anges-gardiens » me plaisait bien ».

« Mes personnages vivent leur vie »

Et ce ne sont pas ses œuvres qui diront le contraire. Divinités gardiennes de sa maison, elles trônent partout, sur le piano, dans l’atelier, dans la salle à manger ou encore dans la chambre à coucher.

Fragiles, bien que recouverts pour certains de résine, ses personnages ne peuvent pas encore s’ébattre dans le jardin. D’où l’idée de Dom de travailler le métal. Il s’entoure alors d’amis spécialistes qui donnent ensemble naissance à trois personnages métalliques.

« Mes personnages ont déjà été présentés à Mauves en juin 2005, à la mairie,  et là ils sont vraiment très contents et fiers d’avoir été réinvités et se font un plaisir de revenir » ajoute Dom un brin amusé. Sociétaire de la Fondation Taylor, mais aussi de l’ADAGP et membre de l’association nantaise « Les amis de l’art », Dom expose régulièrement dans la région depuis plus de 10 ans.

« 1 jardin 1 artiste » sera une fois de plus l’occasion pour Dominique Moreau de présenter ses œuvres, mais aussi ses recueils de textes et notamment « Chroniques vénusiennes » qui devrait être publié d’ici à quelques semaines.

Dom dans son atelier

Plus d’information sur Dom ICI

La prochaine réunion de préparation de la 5ème biennale des 9 et 10 juin prochains aura lieu le

MARDI 13 MARS 2012 à 20 heures 30, salle Séquoïa.

A cette occasion, il sera mis en place les différentes commissions afin de préparer cette manifestation culturelle dans les meilleures conditions.

Vous y êtes attendus nombreux.

C’est avec une émotion particulière que seront présentées à Mauves-sur-Loire les œuvres de Francine Toulemonde. En effet l’artiste nous a quittés il y a quelques mois, le 16 mai 2011, après avoir lutté courageusement pendant plus de deux ans contre la maladie. C’est Jean-Louis, son mari, qui présentera ses œuvres à l’occasion de la prochaine biennale.

Allez rentre

« La passion des mythologies »

Francine est née à Lille (Nord) en 1950. Après des études universitaires en mathématiques, elle s’installe avec Jean-Louis dans le Finistère « par amour des bretons et de la Bretagne » précise t-elle. Passionnée par la terre et le feu, elle s’initie au tournage, au modelage et à l’émaillage du grès et de la porcelaine, laissant derrière elle son métier de professeur de mathématiques pour celui de céramiste à Pont-Aven. Suivent les expositions dans les galeries d’art et les foires de potiers à travers la France.

En 1986 elle s’initie à la fonte à cire perdue. Le bronze s’impose alors, au fil du temps, comme son principal matériau « pour la liberté de création qu’il autorise malgré les contraintes techniques » ajoute t-elle. 1988 la voit aménager à Cheméré, près de Nantes et 1994 est l’année de sa première exposition consacrée à la sculpture bronze. Les années suivantes voient son style s’affirmer : la réalisation d’une porte en bronze dans laquelle des personnage en double bas-relief se promènent librement, le mariage de l’homme et des animaux aux trésors de la nature, la destruction de la symétrie d’os de volaille pour donner vie et mouvement à des personnages fabuleux sont entre autres les nouvelles œuvres de Francine. Suivront des sculptures tout aussi monumentales réalisées en ciment et acier.

Également passionnée de mythologie depuis l’enfance, elle la transmet par son travail en façonnant des centaures ou encore des minotaures. « J’aime mélanger les corps des humains et des animaux » dit-elle.

« Vivre pour la sculpture »

Si une artiste sait accorder la sculpture et la vie , c’est bien Francine Toulemonde qui en est l’exemple remarquable, celle qui captive la réalité des corps avec la vitalité et

Table ronde pour la paix

l’élégance d’un talent vraiment exceptionnel.

« Mes œuvres, je les réalise par pulsions, par associations d’idées. Je ne suis pas une intellectuelle de la sculpture. Je suis une « instinctuelle ». Le corps m’inspire » souligne Francine.

Sculpteur, elle fond aussi elle-même ses bronzes. « Nous ne sommes pas beaucoup de femmes sculpteurs et fondeurs » s’amuse t-elle à préciser. Et lorsqu’on lui demande, souvent, si l’on vit de la sculpture, elle répond avec malice « On vit pour la sculpture ! ».

Francine nous aura quittés trop vite, mais soyons certains qu’au Paradis des artistes elle aura su trouver sa place.

Plus d’informations sur Francine Toulemonde ICI

Francine Toulemonde

Fodé Bayo

« De Bobo Dioulasso à Tours »

C’est au Burkina Faso, près de sa mère et de son frère Djoumé, que Fodé Bayo apprend la sculpture et en fait sa profession en 1998 après avoir effectué ses études à Bobo Dioulasso. La persévérance de l’artiste le verra récompenser en 2006 par le prix du « meilleur sculpteur » au Salon International d’Artisanat de Ouagadougou, plus grande manifestation artisanale du continent africain.

La reconnaissance de son travail le mène l’année suivante à Paris, au salon Boucles d’Ébène, où il rencontre Pierre Landron, apiculteur à Vouvray. C’est lui, que Fodé considère aujourd’hui comme son « grand frère français« , qui a su convaincre l’artiste de s’installer en Touraine et plus spécialement en Indre et Loire. Dans cette région, si loin du Burkina Faso, Fodé a su s’entourer de nombreux artistes, dont ceux de l’association « Itinéraires ».

« L’homme qui n’a peur de rien »

Sculpteur sur bois et sur métal, Fodé est un homme de tête, sait ce qu’il veut, et n’a peur de rien. « J’aime servir les autres » aime t-il à répéter. Et cela, nous en sommes convaincus. Son implication dans sa région natale en est la preuve, puisqu’il est membre fondateur et président de l’Association des jeunes sculpteurs du Houet, responsable d’un atelier de sculptures à Ouagadougou, ou encore à l’initiative de la construction d’un Centre Unique à Bobo Dioulasso.

En France, il n’est pas non plus en reste avec ses réalisations. Il est notamment l’auteur de deux œuvres monumentales, « Saint Roch et son chien » à St Roch (37) et « L’arbre

Chêne de la révolution

des transmissions » à St Cyr sur Loire (37).

« Depuis mon arrivée en France, j’ai pu appréhender les normes et les goûts artistiques français. Mon savoir-faire, mon expérience et mes techniques de sculptures m’ont permis d’aborder la sculpture abstraite contemporaine sur bois et la sculpture métallique » se confie l’artiste.

Fodé Bayo expose régulièrement en Indre-et-Loire, sa région d’adoption, mais aussi à Marseille, à Paris, en Belgique et bien sur au Burkina Faso.

Aujourd’hui son rêve est d’exposer à New York, « avant 2015 … » précise t-il. Son porte-bonheur étant la force de la croyance, il n’y a qu’un pas pour que le rêve devienne réalité.

Plus d’informations sur Fodé Bayo ICI

Babouins

« La terre comme moyen … »

Installé à Nantes depuis 1982, François Tamalet enseigne la sculpture par le biais du modelage depuis 1999. Adolescent, François est fasciné par la nature et la singularité des arbres, et découvre alors tout naturellement la sculpture sur bois, suivie  d’une formation d’ébéniste. Il monte alors un atelier de design mobilier à Nantes et réalise des meubles pour les particuliers mais aussi pour des architectes. Ses meubles, véritables sculptures s’inscrivant dans l’espace, sont particulièrement remarqués, l’artiste obtenant de ce fait plusieurs prix lors d’expositions.

Au début des années 80, François découvre les techniques du modelage et du moulage de la terre aux cours du soir aux Beaux-Arts de Nantes. « Au travers de mes recherches personnelles et de ma pratique, j’ai acquis de plus en plus de liberté, remarque l’artiste. J’ai découvert cette puissante interaction entre l’espace et mes mains ». Profondément inspiré par le célèbre sculpteur roumain Brancusi, le peintre italien Modigliani ou encore le

Torse Valentine

sculpteur suisse Giacometti, il s’inspire alors du vivant, du corporel, travaille et joue avec les structures, les volumes, les failles jusqu’à l’extrême limite entre le dedans et le dehors. Il traite les surfaces comme peau, carapace ou encore enveloppe.

« De la terre au bronze »

Il moule lui-même ses sculptures de plus grande dimension pour effectuer le premier tirage « le plâtre original ». L’artiste poursuit son œuvre par un moulage sur l’original, réalisé en élastomère pour éditer une cire « à creux perdu » qu’il viendra parfaire sous d’autres lumières et signer.

Le bronze prendra alors la place de cette cire et pérennisera enfin la sculpture. Ciselure de bronze puis choix de la patine réalisée à chaud en collaboration avec le fondeur viendront magnifier l’œuvre ainsi rendue unique.

« Pourrons-nous alors parler d’airain ? » souligne François.

Les nombreux visiteurs d’1 jardin 1 artiste sauront sans nul doute l’en convaincre si cela n’est déjà fait.

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M LOU Bronze
Graine germée

 

« Polissage et enfumage de terre »

Artiste céramiste originaire de Moselle, Audrey Kimmel s’est installée dans les Côtes-d’Armor à la fin des années 2000, et plus précisément à Boqueho où elle a ouvert son atelier. Cette jeune trentenaire, alors éducatrice canin, découvre la terre à l’occasion d’une rencontre avec le potier breton Pierre Evaldre. Subjuguée par l’exploration de cette matière, elle quitte son emploi pour suivre à ses côtés un apprentissage de tournage pendant trois ans, suivi d’une formation sur les animations et les arts de la céramique en 2008 au cours de laquelle elle se perfectionne dans les techniques du travail de la terre. Son travail le plus révélateur est sans conteste celui de ses graines germées.

« La pratique artistique a toujours fait partie intégrante de ma vie, précise Audrey. Dès ma plus tendre enfance je passais des heures un crayon à la main ». C’est ainsi que tout s’enchaîne : La découverte de la terre puis un voyage à la découverte d’elle-même par le biais de la sculpture et du modelage.

 

 

 

 

 

 

Cocons

 

 

 

 

 

 

Véronique Viala, une de ses professeurs, lui permet d’aborder la terre par le senti. « Pour moi c’est une évidence : La terre fait partie de ma vie » se réjouit Audrey.

« Le cocon, où tout commence, tout finit »

Depuis 2009, la jeune artiste s’est installée à Boqueho après avoir intégré pendant six mois une pépinière d’artisans d’art dans le Finistère. Très sensible à l’aspect naturel et brut du grès et de la porcelaine, Audrey travaille principalement ces terres de haute température.

« La terre est un matériau en phase avec mes valeurs : Le respect, l’écoute, la sincérité et la modestie » remarque Audrey. Et c’est au travers de ces valeurs qu’elle enseigne et transmet son savoir faire, à l’occasion de cours et de stages dans son atelier mais aussi lors d’ateliers dans les écoles, relais d’assistantes maternelles ou autres instituts spécialisés. « Je veux rendre l’art accessible au plus grand nombre » ajoute-t-elle.

Audrey confie avoir besoin « du lien avec le végétal ». Une de ses principales sources d’inspiration est la nature. Ses céramiques abordent le thème du « cocon », « enveloppe de vie, tout y commence, tout y finit« .

Depuis 2008, la jeune costarmoricaine expose régulièrement dans sa région d’adoption, mais n’hésite pas à franchir les frontières bretonnes pour faire découvrir ses œuvres à ses amis lorrains. Forte de cette expérience, c’est en artiste passionnée qu’elle se fera connaître prochainement à Mauves-sur-Loire. Nul doute qu’un accueil chaleureux lui sera réservé.

Audrey Kimmel

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