h3 style= »text-align: justify; »>« C’est toujours un plaisir de sculpter »
C’est à l’âge de 8 ans que François Chauvin a commencé la sculpture : Armé d’un tournevis et d’un couteau il sculptait les murs de sa chambre ! Le papier peint, décoré de soldats de l’armée napoléonienne, s’est rempli au fil du temps d’alvéoles. « Par endroit, çà finissait par ressembler aux coteaux de Vouvray, remplis de troglodytes et de caves » s’amuse l’artiste.
Quarante ans ont passé et sa passion pour la sculpture est intacte. « C’est toujours une à deux heures de plaisir par jour, rajoute François. C’est un aller-retour entre faire, tailler, poncer et … regarder, prendre de la distance, voir ce qui est utile pour soi et pour les autres, apprendre à jeter, trier, présenter ».
Tourangeau d’origine et par définition passionné par la Loire par tous ses aspects, pour François, participer à la biennale d’ 1jardin1artiste est presque une évidence. « Il y a pour moi un rapport étroit entre la nature, la sculpture et les jardins, ajoute t-il. Je sculpte dans un jardin, le bois, le tuffeau, que j’affectionne vivent au rythme des saisons, se gorgent d’eau, sèchent, se fendent …«
« Les sculptures prennent corps et vie »
Et déjà de nous révéler en avant-première ce que seront les sculptures qu’il exposera à Bel Air : « Ce sera un parcours en spirale qui va faire passer en trois groupes de sculptures, des sculptures des origines, à plat, sans formes précises, dans lesquelles on peut y retrouver des lettres de langues orientales, des statues anciennes, primitives, des symboles comme des autels, des radeaux …«
Et de poursuivre que le second groupe sera celui des sculptures de l’homme, résolument masculines dans lesquelles on retrouve le sabre ou encore des élévations. Puis de finir par les sculptures de la vie qui commencent à se rapprocher de formes humaines, douces, rondes, organiques.
» En fait c’est un cheminement lent, les sculptures s’incarnent, prennent corps et vie « rajoute le sculpteur.
La pratique de la sculpture, du dessin au pastel et au fusain et des arts martiaux internes sont à l’origine de parenthèses qui prennent une place de plus en plus importante dans une vie professionnelle axée jusqu’à présent sur les Ressources Humaines.
Et de conclure : « Là aussi c’est une manière de créer des liens, de réunir, de partager et j’espère que ce n’est qu’un début « .
p style= »text-align: justify; »>C’est comme infirmière que Claire Lamour a débuté sa carrière professionnelle. Après une très riche expérience comme soignante en Colombie , elle décide de changer de métier et choisit une approche de la santé beaucoup plus créative, car comme elle le rappelle « l’art et la santé sont absolument complémentaires« . C’est ainsi que Claire a pu mener différents projets en associant des artistes (peintres, infographistes, comédiens, dessinateurs …) notamment auprès de jeunes en situation d’insertion sociale et professionnelle.
C’est dans un garage de la région parisienne que Claire découvre l’art de la mosaïque, en commençant seule à couper les tesselles achetées dans le commerce. « Mais très vite je me suis lassée de la matière, ajoute t-elle. Trop petit, trop plat, ni riche, ni lumineux … » C’est en arrivant à Nantes, i y a 12 ans, qu’elle découvre une autre manière de faire de la mosaïque et de pouvoir émailler. Aujourd’hui, Claire travaille dans son atelier les argiles rouges, noires et blanches et y invente des recettes. La découverte à Châteaubriant de schistes incroyables, oxydés, patinés, complémentaires avec les émaux lui offre alors l’incroyable plaisir de pouvoir mêler les couleurs et les matières, de marier la matité et le gris du schiste avec les infinies nuances de l’émail. Les compositions telles que celles que l’on pourra voir à Mauves sont nées. Il est dit que cette manière de travailler est unique …. A chacun de voir.
La réalisation de tableaux et fresques occupe son quotidien, mais l’artiste a aussi d’autres projets : la réalisation d’œuvres collectives avec les patients et soignants de l’hôpital Gauducheau à Saint- Herblain, avec les habitants du Pin Sec, quartier de Nantes, ou encore dans une maison de quartier à La Pilotière. « Le « faire ensemble » offre un espace formidable, un moment convivial et créatif, se réjouit Claire. J’aime partager ce que j’ai appris de la matière. Les œuvres appartiennent à tous ceux qui y ont participé, et à tous ceux qui les regarderont« .
Claire est particulièrement heureuse d’exposer à Mauves-sur-Loire. Ses tableaux s’intègrent parfaitement dans un cadre naturel. « Ouvrir un jardin et y inviter un artiste est une grande chance pour tous, ajoute t-elle. L’habitant est un accueillant généreux, le visiteur accède à l’art d’une manière très libre, et l’artiste est toujours ravi de montrer son travail« .
Yannick Connan est né il y a quarante ans en Bretagne où il vit et travaille, au milieu de la forêt mythique de Brocéliande, au contact de Merlin, des fées Morgane et Viviane ou encore des Chevaliers de la Table Ronde. C’est dans cet endroit où roches, bois et légendes se mêlent depuis des millénaires, que l’artiste travaille le granit et le bois, toujours autour du vide et du plein, de l’ombre et de la lumière, du poli et du rugueux.
Yannick Connan est parti du besoin de se confronter à des matériaux à structure élémentaire, minéraux, végétaux, qui préexiste à l’Homme et à son histoire, tout en fondant l’un de l’autre. Avec ses « Erosions », empilements de granits doucement colorés, il nous parle de l’usure du temps, de la mémoire sédimentée des matériaux, morceaux de l’histoire de la terre et de l’humanité. « Ces traces figées, fossilisées se font passage entre le macroscopique et le microscopique, fragments d’éternité » nous précise t-il.
« Sans titre »
Depuis longtemps Yannick cherche l’intériorité de la forme, en réalisant des trous, des cavités dans ses sculptures, puis des volumes entièrement évidés. « Avec la transposition de mes pièces en verre, ajoute t-il, je mets en évidence une quatrième dimension, un espace qui s’ouvre dans la forme« . Les sculptures n’ont pas de titre, donnant ainsi le plus de place à la rêverie et à l’inconscient du spectateur.
« Ce qui motive mon travail, poursuit-il, c’est l’intérêt pour la part d’universel que l’on porte en nous, ce qui nous permet, un moment donné, de trouver un point de rencontre au-delà des divergences de la sphère sociale ».
Lauréat du concours « Prix Célimène » à la Réunion, Yannick Connan expose régulièrement sur ses terres bretonnes, et participe également à des symposiums.
« Les sculptures disent-elles l’accélération du trou noir ou la décomposition d’un élément organique ? » La question est posée et nul doute que les visiteurs d’1jardin1artiste tenteront d’apporter des réponses à cette interrogation.
Enfant rêveur, Henri Bokilo Boursier aimait ramasser des fossiles. « J’ai découvert le monde par le sol » explique t-il. C’est en Franche-Comté qu’il passe son enfance, dans la seconde région la plus boisée de France. De là à dire que s’il est écologiste c’est peut-être lié à ses origines, il n’y a qu’un pas. Et pourtant c’est un vrai, un pur. Mais c’est aussi « un choix philosophique et politique, une façon de vivre » aime t-il à préciser. Après des études à Strasbourg, Henri débarque à Paris pour y devenir photographe, sa première passion. Après plusieurs expériences dans ce domaine, il se rend compte que la photo le sature. « J’avais envie de quelque chose de manuel ».
La peinture, la création du volume avec la sculpture et des installations deviennent alors son quotidien, tout en se consacrant toujours à la photo numérique. Particulièrement investi dans le mouvement social et la lutte syndicale, il enrichit sa vie artistique, associative et familiale au contact des gens. Il rejoint le 60Adada, laboratoire d’expérimentations artistiques à gestion collégiale à Saint Denis (93), Lecadratin, le festival Excroissance ou encore Arc en terre, foyer de créations.
« J’ai envie de respecter ce qui vit … »
On l’aura compris, Henri est sur tous les fronts et multiplie les activités. « Mais ce qui m’attire de plus en plus c’est travailler en harmonie avec la nature » ajoute t-il. C’est ainsi que depuis quelques années, il a commencé à sculpter non pas le bois mort, mais l’arbre vivant. Avec le temps les jardins sont devenus ses ateliers qu’il partage avec ses habitants et usagers pour un travail au long cours. « Les appels amicaux ou de la nature m’entrainent régulièrement vers la Picardie avec l’association Arc en terre, l’Ardèche ou encore les Vosges » se réjouit Henri.
C’est à Saint Denis, où vit l’artiste, que vous aurez des chances de croiser sa grande silhouette, juchée sur un vélo d’âge incertain, le regard au loin et un léger sourire aux lèvres. Un regard peut être dirigé vers Mauves-sur-Loire et plus précisément le plateau de Bel-Air où il nous présentera quelques œuvres sculptées de la série « Nous sommes là ». Et dans le bosquet de cèdres, une création in situ, « l’œil de la forêt » vous rappellera de ne pas « cédrer » à la déforestation.
Né à Paris en 1956, Philippe CAHAREL vit et travaille en Bretagne. C’est au début des années 1980 qu’il entame sa carrière artistique, et très jeune il a senti que l’image allait devenir le meilleur moyen de faire partager ses émotions. Photographe autodidacte, il n’appartient à aucune école. Cependant des maîtres photographes ont inspiré sa vocation : Callahann, Ghirri, Evans … Dans un premier temps, Philippe s’oriente vers une photo d’illustration idéalisée pour les magazines, pratique qu’il délaisse progressivement au profit d’une image où le pouvoir de suggestion est plus fort que le réalisme de la description.
« Maintenant je traque principalement des bouts de territoire sans frontière réelle, complète l’artiste, des lieux oubliés mais souvent familiers pour y trouver une touche d’étrangeté tout en conservant leur aspect documentaire ». Cette photographie d’auteur inspirée par l’urbanisme et le paysage le conduisent à mettre en œuvre des projets à long terme comme la réalisation de livres et d’expositions.
« Sous influence »
Philippe Caharel trouve ses sources d’inspiration et de création dans les zones côtières, les rives et les rivages. « Ces territoires spécifiques en perpétuels mouvements sont nés de la rencontre de la terre et de l’eau, du ciel et du vent, poursuit-il. Ils sont vivants et respirent au rythme des marées.«
Pour capter toutes les pulsations de la nature, une approche lente est indispensable. Dans sa démarche contemplative, le choix d’un appareil moyen ou grand format impose une attitude de patience et de réflexion. La longue exposition procure aux images une atmosphère intimiste comme une longue caresse sur le fil photographique.
Sa pratique artistique l’emmène régulièrement aux États-Unis, Canada, Seychelles, Maroc, Irlande, ou encore Espagne, mais les 9 et 10 juin prochains, Philippe posera ses appareils rue du Cellier à Mauves-sur-Loire, où sur un mur à l’ancienne, pour notre plus grand plaisir, il présentera une série de photographies en rapport avec les milieux aquatiques.
C’est en jeune fille passionnée que Marie-Laure Fourier évoque un jour, avec ses parents, la possibilité d’effectuer une formation artistique, ce dont elle a toujours rêvé. « Ce n’est pas un métier pour toi ma fille » s’entend-elle répondre, frustrée. Elle suit alors des études juridiques et décroche son diplôme cinq années après son baccalauréat. Pourtant Marie-Laure a toujours aimé dessiner et peindre. Née en région parisienne, notre quinquagénaire a vécu à l’étranger dès son plus jeune âge. La Mauritanie, Tahiti, le Côte d’Ivoire, Haïti, l’Afghanistan ou encore les Etats-Unis n’ont plus de secrets pour elle. Mariée, elle continue de voyager à travers l’hexagone et découvre de nombreux domaines artistiques : la peinture sur soie à Lyon et Grenoble, la peinture sur porcelaine à Rennes, l’aquarelle et l’encadrement à Paris et la terre à Nantes.
En 2006, afin de compléter son cursus artistique, Marie-Laure souhaite s’inscrire aux Beau-Arts à Nantes. Le verdict tombe : « Vous êtes trop âgée pour suivre cette formation ! ». Résignée, elle prend des cours du soir de peinture dans un premier temps puis de terre, matière à laquelle elle consacre tout son temps depuis trois ans. Après la découverte des bases que sont le colombin, la plaque, le travail dans la masse, elle s’initie à l’émaillage en faïence, en grès. Elle fréquente assidument plusieurs associations, Terre et Céramique à Sainte-Luce-Sur-Loire, un atelier de modèles vivants à la Haye Fouassière, le Moulin Gautron à Vertou où elle découvre le Raku.
« Je souhaite me confronter à des artistes confirmés »
Avide d’apprendre, elle sait partager sa passion en animant des ateliers de cuisson, de fabrication d’émaux grès, et assure également l’encadrement de jeunes le mercredi.
« Le travail de la terre n’a pas pour moi de dimension spirituelle » confie l’artiste. « C’est un véritable plaisir, un peu égoïste car je crée pour moi, mais j’ai été poussée par les miens et mes amis, que je remercie au passage, à montrer mes créations ». Ce que Marie-Laure Fourier fait depuis 2002.
» Exposer à Mauves-sur-Loire me motive, poursuit-elle, car j’ai envie de me confronter à des artistes confirmés et reconnus, et de continuer ainsi à progresser à leur contact. Merci aux organisateurs de m’en donner l’opportunité. » souligne Marie-Laure impatiente.
Rendez-vous est donc pris avec l’artiste les 9 et 10 juin prochains à Mauves.
Christian Duroc se dit autant artisan qu’artiste. Ce Morbihannais de Monterblanc, commune située sur le flanc des landes de Lanvaux, réalise ses premières sculptures en 1986 qu’il expose deux ans après. Il apprivoise la matière, passant du brut au poli, de la rugosité à la pureté, de la verticalité à la sphère. Il s’est approprié ce schiste ardoisier qu’il choisit avec attention : En émerge une forme à la fois rugueuse et chaleureuse, toutes en ruptures car l’homme aime les oppositions. Dès le premier regard, l’œuvre nous devient familière comme un élément solide qui rassure, née des mains d’un homme qui nous renvoie à nos origines … Résultat d’un cheminement, d’un travail assidu et par là-même de persévérance.
« Mon art est un langage, qui n’appartient pas au passé mais au contraire s’inscrit dans un monde contemporain » rappelle l’artiste.
« Un art authentique »
Sculpteur sur granit, schiste et marbre, les pièces de Christian Duroc sont exposées en Chine, au Japon, en Nouvelle-Zélande, en Finlande, en Suisse et bien sur en
Tan Dour Glen
France. Certaines d’entre elles sont collectionnées au Canada et aux Etats-Unis. Christian aime les travailler devant le public. Le sculpteur à la généreuse moustache ne se protège pas du regard d’autrui. Symposiums, manifestations culturelles et résidences d’artistes font partie de son quotidien.
« Ma démarche s’inscrit dans le développement de démarches artistiques, avec des visites d’atelier ou rencontres à thème » nous explique Christian. « De la sculpture monumentale aux réalisations de petite taille, j’exprime avec vigueur la dualité qui existe en tout homme ».
Son atelier est un havre de paix, un lieu qui démontre l’intelligence du geste et l’acceptationde l’imparfait. La passion du schiste et la vocation des schismes émergent de tous les côtés.
Olivier Frémont est un autodidacte, « entré » en sculpture il y a une dizaine d’années, après un long processus de maturation qui aboutit à l’état de « s’autoriser à faire ». Il s’imprègne de la peinture, de la photographie, de la sculpture, visite des expositions marquantes pour lui, lit les écrits des artistes. La bascule intervient alors après avoir digéré toutes ces émotions.
« Pendant longtemps je me suis satisfait d’admirer les voies ouvertes par les autres. C’était avant cette rencontre avec le matériau. Rien ne s’était vraiment passé, mais sûrement en attente, l’intention mûrissait » souligne l’artiste. Puis un jour, il découvre « des bouts de rien oxydés« , qu’il va collecter, assembler, jusqu’à leur redonner vie, détournés de leur inutilité apparente.
Pour arriver à la finalisation de l’œuvre, il a fallu à Olivier tisser un réseau de contacts, personnages haut en couleur, ferrailleurs, récupérateurs, professionnels de la casse et du recyclage. Puis vient la collecte elle-même, passant par le choix des pièces, que l’artiste doit dégraisser, décaper, laver, gratter. « C’est la phase la plus ingrate, la plus sale et malodorante » précise-il. Mais elle permet de débusquer ce qui était noyé dans une gangue de boue, de graisse ou de rouille. Vient le stockage avant que ne mûrisse l’idée, et enfin la réalisation de l’œuvre avant qu’elle ne soit exposée.
« Mon petit Panthéon personnel »
Les influences de certains artistes le nourrissent et lui servent de socle et de ressources : Julio Gonzales, David Smith et Jean Dubuffet, avec quelques Nouveaux Réalistes composent « (son) petit Panthéon personnel » sur lequel il se concentre quand il cherche l’énergie pour avancer.
Cet artiste travaille avec des matériaux de récupération. Il a besoin des objets en état de dégradation, sans espoir d’avenir pour devenir, qui deviendront une fois passés entre ses mains, objets d’art animés. D’expositions personnelles à Nantes ou à la Rochelle, en expositions collectives à Nantes, Paris, Sallertaine ou Cholet, ou en expositions permanentes à la Galerie des Arts Pluriels à Nantes ou encore à la Galerie Open Eyes à Challain-la-Potherie (49), Olivier Frémont a su se faire une place dans le monde des artistes. Les matériaux qu’il ne se lasse pas de chercher dans les coins les moins reluisants du tissu urbain, friches industrielles et déchetteries ont encore de beaux jours devant eux, à condition de tomber entre ses mains.
Dominique Moreau, dit Dom, est un artiste autodidacte nantais. L’ensemble de son travail artistique est inspiré par le livre qu’il a découvert tout au long de son activité professionnelle puisqu’il a exercé successivement les métiers de photograveur pour l’imprimerie, coloriste ou encore enlumineur médiéval. « Au début, j’écrivais des textes, des poèmes que je mettais en peinture sous forme de tableaux calligraphiés d’un alphabet de ma création », souligne Dom. « Les sculptures réalisées en carton et papier, comme les livres, me servaient de « lettrines » en relief ».
C’est au cours d’une balade avec sa compagne dans les marais salants guérandais, qu’il voit pour la première fois des ibis sacrés. Subjugué, ses personnages deviennent alors les « hommes-oiseaux » au bec d’ibis. Façonnés en carton et papier, ils sont venus naturellement se poser sur ses toiles. « Mes sculptures semblent souvent s’interroger sur ce qui les entoure, elles sont en attente peut-être de réponses à leurs questions sur l’existence, la vie, la mort » poursuit l’artiste. Et pourquoi cette couleur bleue ? « C’est en souvenir d’un livre qui parlait de « gardiens astraux » et l’idée de personnages « anges-gardiens » me plaisait bien ».
« Mes personnages vivent leur vie »
Et ce ne sont pas ses œuvres qui diront le contraire. Divinités gardiennes de sa maison, elles trônent partout, sur le piano, dans l’atelier, dans la salle à manger ou encore dans la chambre à coucher.
Fragiles, bien que recouverts pour certains de résine, ses personnages ne peuvent pas encore s’ébattre dans le jardin. D’où l’idée de Dom de travailler le métal. Il s’entoure alors d’amis spécialistes qui donnent ensemble naissance à trois personnages métalliques.
« Mes personnages ont déjà été présentés à Mauves en juin 2005, à la mairie, et là ils sont vraiment très contents et fiers d’avoir été réinvités et se font un plaisir de revenir » ajoute Dom un brin amusé. Sociétaire de la Fondation Taylor, mais aussi de l’ADAGP et membre de l’association nantaise « Les amis de l’art », Dom expose régulièrement dans la région depuis plus de 10 ans.
« 1 jardin 1 artiste » sera une fois de plus l’occasion pour Dominique Moreau de présenter ses œuvres, mais aussi ses recueils de textes et notamment « Chroniques vénusiennes » qui devrait être publié d’ici à quelques semaines.
C’est avec une émotion particulière que seront présentées à Mauves-sur-Loire les œuvres de Francine Toulemonde. En effet l’artiste nous a quittés il y a quelques mois, le 16 mai 2011, après avoir lutté courageusement pendant plus de deux ans contre la maladie. C’est Jean-Louis, son mari, qui présentera ses œuvres à l’occasion de la prochaine biennale.
Allez rentre« La passion des mythologies »
Francine est née à Lille (Nord) en 1950. Après des études universitaires en mathématiques, elle s’installe avec Jean-Louis dans le Finistère « par amour des bretons et de la Bretagne » précise t-elle. Passionnée par la terre et le feu, elle s’initie au tournage, au modelage et à l’émaillage du grès et de la porcelaine, laissant derrière elle son métier de professeur de mathématiques pour celui de céramiste à Pont-Aven. Suivent les expositions dans les galeries d’art et les foires de potiers à travers la France.
En 1986 elle s’initie à la fonte à cire perdue. Le bronze s’impose alors, au fil du temps, comme son principal matériau « pour la liberté de création qu’il autorise malgré les contraintes techniques » ajoute t-elle. 1988 la voit aménager à Cheméré, près de Nantes et 1994 est l’année de sa première exposition consacrée à la sculpture bronze. Les années suivantes voient son style s’affirmer : la réalisation d’une porte en bronze dans laquelle des personnage en double bas-relief se promènent librement, le mariage de l’homme et des animaux aux trésors de la nature, la destruction de la symétrie d’os de volaille pour donner vie et mouvement à des personnages fabuleux sont entre autres les nouvelles œuvres de Francine. Suivront des sculptures tout aussi monumentales réalisées en ciment et acier.
Également passionnée de mythologie depuis l’enfance, elle la transmet par son travail en façonnant des centaures ou encore des minotaures. « J’aime mélanger les corps des humains et des animaux » dit-elle.
« Vivre pour la sculpture »
Si une artiste sait accorder la sculpture et la vie , c’est bien Francine Toulemonde qui en est l’exemple remarquable, celle qui captive la réalité des corps avec la vitalité et
Table ronde pour la paix
l’élégance d’un talent vraiment exceptionnel.
« Mes œuvres, je les réalise par pulsions, par associations d’idées. Je ne suis pas une intellectuelle de la sculpture. Je suis une « instinctuelle ». Le corps m’inspire » souligne Francine.
Sculpteur, elle fond aussi elle-même ses bronzes. « Nous ne sommes pas beaucoup de femmes sculpteurs et fondeurs » s’amuse t-elle à préciser. Et lorsqu’on lui demande, souvent, si l’on vit de la sculpture, elle répond avec malice « On vit pour la sculpture ! ».
Francine nous aura quittés trop vite, mais soyons certains qu’au Paradis des artistes elle aura su trouver sa place.
C’est au Burkina Faso, près de sa mère et de son frère Djoumé, que Fodé Bayo apprend la sculpture et en fait sa profession en 1998 après avoir effectué ses études à Bobo Dioulasso. La persévérance de l’artiste le verra récompenser en 2006 par le prix du « meilleur sculpteur » au Salon International d’Artisanat de Ouagadougou, plus grande manifestation artisanale du continent africain.
La reconnaissance de son travail le mène l’année suivante à Paris, au salon Boucles d’Ébène, où il rencontre Pierre Landron, apiculteur à Vouvray. C’est lui, que Fodé considère aujourd’hui comme son « grand frère français« , qui a su convaincre l’artiste de s’installer en Touraine et plus spécialement en Indre et Loire. Dans cette région, si loin du Burkina Faso, Fodé a su s’entourer de nombreux artistes, dont ceux de l’association « Itinéraires ».
« L’homme qui n’a peur de rien »
Sculpteur sur bois et sur métal, Fodé est un homme de tête, sait ce qu’il veut, et n’a peur de rien. « J’aime servir les autres » aime t-il à répéter. Et cela, nous en sommes convaincus. Son implication dans sa région natale en est la preuve, puisqu’il est membre fondateur et président de l’Association des jeunes sculpteurs du Houet, responsable d’un atelier de sculptures à Ouagadougou, ou encore à l’initiative de la construction d’un Centre Unique à Bobo Dioulasso.
En France, il n’est pas non plus en reste avec ses réalisations. Il est notamment l’auteur de deux œuvres monumentales, « Saint Roch et son chien » à St Roch (37) et « L’arbre
Chêne de la révolution
des transmissions » à St Cyr sur Loire (37).
« Depuis mon arrivée en France, j’ai pu appréhender les normes et les goûts artistiques français. Mon savoir-faire, mon expérience et mes techniques de sculptures m’ont permis d’aborder la sculpture abstraite contemporaine sur bois et la sculpture métallique » se confie l’artiste.
Fodé Bayo expose régulièrement en Indre-et-Loire, sa région d’adoption, mais aussi à Marseille, à Paris, en Belgique et bien sur au Burkina Faso.
Aujourd’hui son rêve est d’exposer à New York, « avant 2015 … » précise t-il. Son porte-bonheur étant la force de la croyance, il n’y a qu’un pas pour que le rêve devienne réalité.
Installé à Nantes depuis 1982, François Tamalet enseigne la sculpture par le biais du modelage depuis 1999. Adolescent, François est fasciné par la nature et la singularité des arbres, et découvre alors tout naturellement la sculpture sur bois, suivie d’une formation d’ébéniste. Il monte alors un atelier de design mobilier à Nantes et réalise des meubles pour les particuliers mais aussi pour des architectes. Ses meubles, véritables sculptures s’inscrivant dans l’espace, sont particulièrement remarqués, l’artiste obtenant de ce fait plusieurs prix lors d’expositions.
Au début des années 80, François découvre les techniques du modelage et du moulage de la terre aux cours du soir aux Beaux-Arts de Nantes. « Au travers de mes recherches personnelles et de ma pratique, j’ai acquis de plus en plus de liberté, remarque l’artiste. J’ai découvert cette puissante interaction entre l’espace et mes mains ». Profondément inspiré par le célèbre sculpteur roumain Brancusi, le peintre italien Modigliani ou encore le
Torse Valentine
sculpteur suisse Giacometti, il s’inspire alors du vivant, du corporel, travaille et joue avec les structures, les volumes, les failles jusqu’à l’extrême limite entre le dedans et le dehors. Il traite les surfaces comme peau, carapace ou encore enveloppe.
« De la terre au bronze »
Il moule lui-même ses sculptures de plus grande dimension pour effectuer le premier tirage « le plâtre original ». L’artiste poursuit son œuvre par un moulage sur l’original, réalisé en élastomère pour éditer une cire « à creux perdu » qu’il viendra parfaire sous d’autres lumières et signer.
Le bronze prendra alors la place de cette cire et pérennisera enfin la sculpture. Ciselure de bronze puis choix de la patine réalisée à chaud en collaboration avec le fondeur viendront magnifier l’œuvre ainsi rendue unique.
« Pourrons-nous alors parler d’airain ? » souligne François.
Les nombreux visiteurs d’1 jardin 1 artiste sauront sans nul doute l’en convaincre si cela n’est déjà fait.
Artiste céramiste originaire de Moselle, Audrey Kimmel s’est installée dans les Côtes-d’Armor à la fin des années 2000, et plus précisément à Boqueho où elle a ouvert son atelier. Cette jeune trentenaire, alors éducatrice canin, découvre la terre à l’occasion d’une rencontre avec le potier breton Pierre Evaldre. Subjuguée par l’exploration de cette matière, elle quitte son emploi pour suivre à ses côtés un apprentissage de tournage pendant trois ans, suivi d’une formation sur les animations et les arts de la céramique en 2008 au cours de laquelle elle se perfectionne dans les techniques du travail de la terre. Son travail le plus révélateur est sans conteste celui de ses graines germées.
« La pratique artistique a toujours fait partie intégrante de ma vie, précise Audrey. Dès ma plus tendre enfance je passais des heures un crayon à la main ». C’est ainsi que tout s’enchaîne : La découverte de la terre puis un voyage à la découverte d’elle-même par le biais de la sculpture et du modelage.
Cocons
Véronique Viala, une de ses professeurs, lui permet d’aborder la terre par le senti. « Pour moi c’est une évidence : La terre fait partie de ma vie » se réjouit Audrey.
« Le cocon, où tout commence, tout finit »
Depuis 2009, la jeune artiste s’est installée à Boqueho après avoir intégré pendant six mois une pépinière d’artisans d’art dans le Finistère. Très sensible à l’aspect naturel et brut du grès et de la porcelaine, Audrey travaille principalement ces terres de haute température.
« La terre est un matériau en phase avec mes valeurs : Le respect, l’écoute, la sincérité et la modestie » remarque Audrey. Et c’est au travers de ces valeurs qu’elle enseigne et transmet son savoir faire, à l’occasion de cours et de stages dans son atelier mais aussi lors d’ateliers dans les écoles, relais d’assistantes maternelles ou autres instituts spécialisés. « Je veux rendre l’art accessible au plus grand nombre » ajoute-t-elle.
Audrey confie avoir besoin « du lien avec le végétal ». Une de ses principales sources d’inspiration est la nature. Ses céramiques abordent le thème du « cocon », « enveloppe de vie, tout y commence, tout y finit« .
Depuis 2008, la jeune costarmoricaine expose régulièrement dans sa région d’adoption, mais n’hésite pas à franchir les frontières bretonnes pour faire découvrir ses œuvres à ses amis lorrains. Forte de cette expérience, c’est en artiste passionnée qu’elle se fera connaître prochainement à Mauves-sur-Loire. Nul doute qu’un accueil chaleureux lui sera réservé.
Alors qu’il a à peine 10 ans Gaëtan Pichaud découvre les célèbres statues « Moaïs » de l’Ile de Pâques … à la télévision. « Comment y aller ? » se surprend-t-il à demander à sa mère. L’envie de les voir de plus près le taraude pendant dix ans. Sa décision est prise. Il quitte ses études pour effectuer son service militaire et finit par s’envoler pour Tahiti, puis Hao également connu sous le nom de l’île de l’Arc. Pendant un an, la vie au sein de la communauté polynésienne et surtout les échos des Marquises rebondissent dans la tête du jeune soldat. Après un passage à Nuku-Hiva où il fait la connaissance d’Edgar, sculpteur de la famille Tamarii qui lui offre un tiki, cet ancêtre mi-humain mi-dieu qui fut le premier homme, il se pose enfin à l’Ile de Pâques, où il découvre les géants de pierre non sans une grande émotion. « La découverte a duré 15 jours et le retour s’est fait la boule au ventre » nous confie l’artiste, les pensées ailleurs. Un retour en France, puis un nouveau départ pour Nuku-Hiva, écourté en raison d’un manque d’argent.
» Rendre hommage aux arbres »
» J’ai alors acheté des outils et du bois, trouvé quelques pierres et c’était parti, poursuit Gaëtan enjoué. La passion avait pris le dessus, moins de surf, plus de taille, et surtout les souvenirs qui jaillissaient en moi ». Cette passion venue de Polynésie lui a permis de découvrir autre chose, une société à part entière, le monde des arbres. « Sans eux je ne pourrais rien faire ». Et c’est les yeux brillants qu’il remercie toute cette végétation qui nous permet de respirer dans tous les sens du terme.
Gaëtan nous livre ses objectifs. « Je souhaite avancer sur le chemin de la vie en continuant de plus en plus à ornementer le quotidien de chacun, rendre hommage aux arbres et réussir à mettre en forme et volumes ce qui se cache au plus profond de la matière qui reste à découvrir … »
Gaëtan parcourt la France depuis 5 ans avec ses sculptures, mais avoue ne rien faire dans sa région. Il a décidé de faire en sorte que cela change. « Je suis curieux de voir comment mes sculptures vont être perçues. Tous les regards sont porteurs de réponse. J’arrive à un carrefour dans mon travail, poursuit-il, et il se situe en Loire-Atlantique ».
Artiste accompli, il sera présent les 9 et 10 juin à Mauves-sur-Loire.
Voilà maintenant plusieurs années que Stéphane Dufresne, sculpteur sur bois, métal et pierre, a quitté sa province de Québec, le fleuve St Laurent et les Grands lacs pour poser ses valises dans la région nantaise et plus précisément à Vigneux de Bretagne.
C’est dans cette commune, située sur le Sillon de Bretagne, que Stéphane a rénové une vieille grange en pierres qui est devenue petit à petit son lieu de vie et de travail.
« Je sculpte, je fabrique des bijoux, je fais de la musique depuis presque toujours« , aime à raconter notre sculpteur québécois. Et s’il n’aime pas trop se poser de questions à ce sujet, il conçoit que l’art est pour lui un mode de vie plus qu’autre chose.
Sans cesse motivé par le désir de découvrir de nouvelles avenues, il fait de la matière son véhicule. Il aime travailler les formes, les lignes pures au travers du corps. Il recherche l’harmonie des volumes, les courbes sensuelles.
« Plus le temps passe, plus je me rends compte du côté très matière qui est en moi, se confie naturellement Stéphane, ce côté manuel-artisan, ce besoin simple mais viscéral et instinctif de transformer cette matière et peut-être de me transformer à travers elle ». On comprend mieux pourquoi Stéphane est toujours à la recherche du plaisir au travers de la création.
« De nombreuses rencontres enrichissantes »
Artiste dans l’âme, Stéphane consacre aussi beaucoup de temps à la musique et travaille actuellement sur un projet « mais je ne sais pas encore sous quelle forme il sortira … affaire à suivre » précise t-il.
L’idée d’exposer à Mauves-sur-Loire pour la première fois l’enchante particulièrement. Il en a entendu parler par ses amis sculpteurs et souhaite y faire de nombreuses rencontres enrichissantes.
Du Saint Laurent à la Loire il n’y a qu’un pas, et gageons que les ligériens sauront accueillir chaleureusement notre sculpteur québécois, comme ils ont pu le faire au « festival des arts » de la Haie-Fouassière en 2010, aux journées « l’art prend l’air » ou encore au symposium de sculpture de Montjean-sur-Loire.
L’arrivée d’ Alain Carau à la sculpture sur bois n’est pas le fait du hasard. « Je suis originaire de Grenoble, pays de forêt donc de bois par définition » précise l’artiste. Stendhal disait de cette ville « au bout de chaque rue, une montagne … ». Adolescent, Alain pensait « sur chaque montagne, un arbre … » ce qui l’a naturellement incité à effectuer son apprentissage en ébénisterie. Son parcours professionnel le mènera pendant de nombreuses années dans différents ateliers, avant de créer le sien il y a près de 30 ans dans lequel il commence par faire des meubles sur mesure.
C’est en arrivant à Mauves-sur-Loire qu’il se décide à explorer le bois d’une autre manière. Cela fait 12 ans qu’il a ainsi oublié le meuble pour se consacrer au tournage d’art. Puis, chemin faisant, la passion et le désir d’évoluer l’amènent à rajouter des parties sculptées sur les pièces tournées.
« Jouer avec le bois, matière vivante »
« Aujourd’hui, la sculpture prend de plus en plus de place dans ma vie et j’en suis heureux » se confie Alain. « J’ai tout naturellement envie de montrer mon travail, et le concept d’1 jardin 1 artiste m’attire par son originalité et l’atmosphère particulière du travail à l’extérieur à laquelle je ne suis pas habitué ».
Alain est le « local » de cette nouvelle édition puisque Malvien d’adoption. Il y a deux ans, au Vallon, il avait conquis les nombreux visiteurs par l’originalité de ses œuvres. Cet amoureux du bois créé en effet des pièces extraordinaires, issues du bois brut, transcendées par les couleurs de chaque essence utilisée.
Cette année encore, nul doute qu’il saura séduire le public auquel il présentera avec passion et amour du métier ses nouvelles sculptures.
Tout va très bien madame la Marquise« Mon premier poste à souder m’a offert la magie, la liberté »
C’est en 1962 que François Bazin-Bidaud, originaire d’Orléans, découvre les Beaux-Arts de Rouen. C’est également dans cet établissement qu’il rencontre Nicole qui deviendra sa femme quelques temps plus tard. Rapidement naît Valérie. L’arrivée de cette enfant oblige les Bidaud à travailler et obtenir des revenus fixes. François exerce donc comme professeur d’arts plastiques au Havre. Mais cet homme, au parcours atypique en mal de création, laissera assez vite tomber cette activité pour créer sa propre entreprise artisanale de meubles peints employant jusqu’à quinze personnes. Il expose en France, en Europe, au Japon, au Koweit.
Mais cette vie trépidante n’est pas la sienne. Il se remet à la sculpture tout comme sa femme s’est remise à la peinture. Son poste à souder, offert par ses enfants, lui permet de découvrir la magie et la liberté. Après avoir travaillé le bois sous forme d’assemblage, François découvre cette « matière extraordinaire » qu’est le métal. « D’une tôle plate et neuve et d’un dessin, précise t-il, naissent des volumes décalés ».
« On est armé, on mène un combat, martèle François, bardé de cuir, de gants, de lunettes, et on s’attaque à ces tôles en deux dimensions, afin de leur donner une sensation de volume ».
« L’éclair de l’arc m’enivre »
Car François est un créateur, un artiste, même si sa modestie ne l’incite pas à employer ce mot. Il se définit tout simplement comme sculpteur métal. Il choisit ses thèmes
Lupanar
de façon aléatoire, en fonction de son état d’esprit du moment, mais quelque soit l’œuvre réalisée, elle dégage toujours une poésie certaine.
« J’ai un évident besoin de me confronter à la matière, dit-il en véritable passionné, les gerbes d’étincelles me stimulent, l’éclair de l’arc m’enivre. Lorsque la sensation de « définitif » s’installe, je laisse alors au spectateur le plaisir de s’approprier l’œuvre avec sa propre personnalité, sa culture et son passé ».
Cette passion qui lui procure beaucoup de plaisir et de bonheur qu’il veut faire partager va le mener sur les routes de France, exposant à Rouen, au Havre, dans le Midi, ou encore au festival des Arts Singuliers à Banne.
Avec sa femme Nicole, artiste peinte, et sa fille Valérie, sculpteur, l’art a encore de beaux jours devant lui dans la famille Bidaud.
Ayant fait valoir ses droits à la retraite depuis une dizaine d’années, le jeune septuagénaire s’est retiré au pays des Trois Rivières, plus précisément à Plessé (Loire-Atlantique).
Plus d’informations ICI sur François Bazin-Bidaud.
Originaire de Gironde, Patrick Chevallier est un quinquagénaire aujourd’hui retraité. C’est en 2002 qu’il vient à la sculpture par le biais de la peinture. Perfectionniste, il suit des cours au Moulin Gautron à Vertou (Loire-Atlantique) où il s’initie au travail de l’argile.
Sa création est essentiellement tournée vers l’expression des sentiments à travers le corps humain. Il recherche sans cesse l’harmonie et la beauté plastique qui en découle. Il utilise pour cela de l’argile du Fuilet (Maine-et-Loire) commune réputée dans la région pour son activité de poterie.
« J’aime à insuffler par mon émotion l’esprit des personnes, partager ma passion, faire découvrir le travail de l’argile et le geste du sculpteur ». Artiste, Patrice Chevallier sait au travers de ses œuvres suggérer des sensations.
S’il est un rêve que Patrick ose dévoiler, c’est celui de s’attaquer un jour au bronze. Et du rêve à la réalité …
Il fait froid
Patrick est domicilié à Gorges, commune viticole du Pays Nantais. Depuis 2003 période de ses débuts, il a exposé dans divers salons de peinture ou de sculpture de la région nantaise, et a déjà à son actif plusieurs prix, dont le dernier en date est la médaille de bronze au salon international de Nantes Façade Atlantique en novembre 2011.
« 1 jardin 1 artiste, un hommage à la nature »
Buste - 2011
Pour la première fois, Patrick exposera à Mauves-sur-Loire. Pour l’artiste, ce rendez-vous entre un jardin et un artiste est l’occasion de rendre un hommage appuyé à la nature.
« Même si je ne réalise que des sculptures, il m’est nécessaire par le regard de prendre toute la dimension de notre environnement et de livrer mon art dans la diversité des expressions » ajoute Patrick, qui souhaiterait pouvoir s’exporter vers d’autres contrées.
Annelise Nguyen est née à Chevreuse (Yvelines) d’un papa vietnamien et d’une maman suisse. Rapidement elle s’intéresse au modelage et au moulage d’après modèle vivant tout en poursuivant ses études. Diplôme des Métiers d’Art en poche, elle rejoint la fonderie de bronze et chaudronnerie d’art de St Rémy-la-Chevreuse. Après avoir obtenu une licence de soudeuse tous métaux, elle crée son premier atelier à bord d’une péniche à Conflant -Sainte-Honorine.
Depuis 1999 elle est sculpteur métal, artiste-auteur affiliée à la Maison des Artistes. Intervenante en arts plastiques en milieu scolaire pendant deux années, elle s’installe en Bretagne en 2002 où elle partage des ateliers avec un collectif de sculpteurs, plasticiens, photographes, les Rouillegorge. Depuis 2006 elle participe à la réalisation de muséographies.
« Mes sculptures sont proportionnelles à mon corps »
« J’aime fixer un instant et une sensation et les rendre visibles, les révéler à travers une sculpture. Je laisse sortir la ligne comme un souffle, puis construis et accompagne cet élan de mon travail physique. Mes sculptures sont proportionnelles à mon corps, et je pense que nous nous ressemblons d’une certaine manière » se confie l’artiste.
De galeries en expositions, de salons en marchés de l’art, Annelise a su s’imposer rapidement dans son domaine. Ses sculptures aériennes fascinent par leur légèreté. Du fil de fer, un peu de tôle, un coup de chalumeau et nous voici partis pour un voyage dans l’espace.
» J’aime bien cette idée de ralentir le temps et l’espace, précise Annelise, la sculpture utilisant déjà les trois dimensions de l’espace. J’aime prendre le temps de contempler et de ressentir ».
Nul doute que nous prendrons nous aussi le temps de contempler et de ressentir ses oeuvres.
Les nombreux stages et formations effectués dans divers domaines artistiques au cours de longues années, ont permis à Claudette Baholet de découvrir la terre, matière qui l’a immédiatement séduite.
Travaillant dans le domaine de la santé, elle a su rapidement adapter cette expérience artistique à son activité professionnelle, tout en présentant depuis une dizaine d’années ses œuvres dans diverses expositions.
Depuis 2009, ayant mis fin à son activité professionnelle, elle consacre la plus grande partie de son temps à sa passion.
« Je me laisse guider par mon instinct »
Claudette travaille ses œuvres en modelage à partir de terre chamottée qu’elle traite de deux façons :
– En Raku, technique asiatique provoquant des craquelures où se fixe le carbone,
– En cuisson primitive, technique laissant apparaître des nuances de couleur et des parties enfumées.
La petite
Mais cette partie technique ne serait rien si elle n’était précédée et accompagnée de tâtonnements, de recherches, de découvertes et de plaisir. Le contact de la terre, le travail des engobes, des terres sigillées, du feu emmènent sans cesse Claudette vers de nouveaux paysages, toujours différents, toujours magiques.
« Je me laisse guider par mon instinct pour les formes de mes personnages d’où doivent émaner une humanité, des émotions, de la magie » ajoute Claudette.
On l’aura compris, la démarche de l’artiste s’inscrit dans une recherche inventive. Femme de communication, Claudette sait partager sa passion avec le public avec lequel elle échange volontiers lors de salons et d’expositions.
Gageons qu’à Mauves-sur-Loire l’artiste ne sera pas en reste dans ce domaine.
Comme nous vous l’avons annoncé précédemment, et à raison de deux fois par semaine, nous allons vous présenter la vingtaine d’artistes qui nous fera le plaisir de nous accompagner les 9 et 10 juinprochains.
Peut-être les connaissez-vous déjà ou les avez-vous déjà vus, vous connaissez leurs oeuvres ou voulez en savoir plus, n’hésitez pas à nous laisser vos commentaires à l’issue de chaque présentation et ce dès lundi ou nous ferons connaissance avec Claudette Baholet, sculpteur sur terre.
h3 style= »text-align: center; »>L’ensemble du bureau auquel s’associent les membres de l’association Mauves-sur-Arts vous présente ses meilleurs voeux pour l’année 2012.
L’édition 2012 se précise, et une quinzaine d’artistes ont d’ores et déjà officiellement donné leur accord. Une dizaine d’autres devrait les rejoindre.
Prochainement nous vous dévoilerons cette liste et vous les présenterons individuellement.
D’ici là nous vous réitérons tous nos voeux pour l’année à venir.
Les membres de l’association Mauves-sur-Arts -et personnes désireuses de les rejoindre- sont invités à se retrouver le MARDI 13 DECEMBRE 2011 à 20 heures, salle Séquoia, afin d’y préparer l’édition 1Jardin, 1Artiste 2012.
Ordre du jour :
– Finalisation du parcours,
– Présentation des artistes déjà programmés, et recherche d’autres artistes,
Tous les deux ans Mauves-sur-Arts organise « 1 jardin, 1artiste ».
En 2012, ce sera le samedi 9 et le dimanche 10 juin. Le principe est toujours le même : des habitants de Mauves invitent un artiste à exposer ses sculptures dans leur jardin tandis que le public, au cours d’une promenade de jardin en jardin qui lui réserve des coups d’œil sur la Loire ou des lieux méconnus, découvre les œuvres des sculpteurs.
Le parcours 2010 était assez « urbain », de la salle du Vallon au Blois Blot pour finir près du port. Tout le monde se souvient du brouillard féérique de François Delarozière et pour certains de la découverte de la cuvée spéciale du Muscadet du Bois-Blot.
En 2012, le parcours, qui n’est pas encore complètement défini, reviendra sur le coteau pour retrouver la vue imprenable sur la Loire. Il débutera au Champ de Foire, s’en ira découvrir le lotissement près du château de Bel-Air, puis s’en ira vers Saint-Clément ou Vieille Cour.
Voici la liste des rues qui seront empruntées :
Rue du Chemin Pavé – avenue de l’Alberge, rue Lucien Cayeux – rue du Cellier- rue Agrippa d’Aubigné – rue du Cellier – rue de la Fontaine Bruno – Saint-Clément – Chemin de Rome – rue de la Loire – extension possible : rue de la prime – Vieille cour.
L’association Mauves-sur-Arts demande aux riverains de ces rues possédant un jardin et souhaitant participer à cette manifestation de prendre contact avec elle. Ils peuvent aussi trouver un complément d’information sur le site http://1jardin1artiste.
Les quelques artistes déjà contactés ou candidats pour cette cinquième édition, ainsi que les « jardiniers », espèrent accueillir en juin 2012 un public toujours aussi nombreux, qui aura le plaisir de revoir ou de découvrir les plus belles vues sur la Loire.
p style= »text-align: justify; »>Depuis l’ouverture de notre site internet, vous êtes nombreux à nous rendre visite. Chaque semaine, vous êtes entre 80 et 100 personnes à surfer d’une page à l’autre sans distinction de catégorie, même si ce sont celles des artistes de la dernière biennale qui ravissent la palme.
L‘intérêt pour un site Internet est de pouvoir être consulté de n’importe quelle région du globe. Si la majorité des « surfeurs » est de la région nantaise, de nombreuses connections ont lieu d’autres points de l’hexagone. Il n’est en effet pas rare de voir se connecter des visiteurs de Paris, Brest, Rennes, Niort, Cholet, Narbonne, Lyon, Angers, Ris-Orangis ou encore Ploemeur ou Nancy, cette liste étant loin d’être exhaustive.
Plus surprenant encore, les connections depuis l’étranger. Régulièrement des internautes d’Espagne, d’Allemagne, de Belgique, d’Angleterre ou de Roumanie nous rendent visite. Et très récemment, c’est un internaute du Burkina-Fasso qui nous a fait le plaisir de surfer sur nos pages web.
Mais qui sont ces internautes ? Des personnes ayant des attaches dans la région ? des artistes ? des organisateurs de manifestations à la recherche de
Bronze animalier africain
renseignements ? des visiteurs « par hasard » ? Verrons -nous bientôt une réplique d’1 jardin 1 artiste à Ouagadougou au pied du Ténakourou ou à Bucarest près des plages de la Mer Noire ? Ou des œuvres africaines, roumaines ou espagnoles fleurir dans les jardins de Mauves ?
Que de questions sans réponses ! Et si les réponses, c’est vous, « visiteurs internautes » de France et d’ailleurs, qui nous les apportiez. Si vous nous faisiez part de vos réactions, nous pourrions alors ouvrir un LIVRE D’OR et y consigner vos différents messages. Vous pouvez le faire en allant sur l’onglet « Nous contacter » puis en adressant vos courriels à la commission Communication.
Alors, si vous êtes d’accord, tous à vos claviers et à bientôt sur ce site pour faire plus ample connaissance.
Les vacances sont terminées même si le temps invite encore pour quelques jours à la farniente.
Après les écoliers, ce sont les membres de Mauves sur Art qui ont effectué leur rentrée. Pour l’occasion, ils se sont retrouvés vendredi 14 octobre.
Roger et Jean-François
Les présents « présentés » et les absents « excusés », c’est dans une ambiance studieuse et conviviale que le Président Jean-François Cochard a invité les participants à plancher sur l’ordre du jour.
I-La restauration de la tombe de Victor FLEURY n’a encore pas débuté. En effet la rétrocession n’a pas encore eu lieu et le monument n’est donc pas encore considéré appartenir au domaine public. Cette décision, soumise à de nombreux avis, est tributaire de délais très longs. Cependant le dossier avance et la rétrocession devrait intervenir assez rapidement.
II- Les demandes de subventions (Commune de Mauves-sur-Loire, Conseil général et Conseil régional) sont en cours, tout comme la recherche de mécènes.
III- Les dates de la prochaine biennale ont été officialisées. La manifestation se déroulera les samedi 9 et dimanche 10 juin 2012.
IV –Une ébauche de parcours a été présentée. Le départ et l’arrivée du circuit, qui pourrait être de l’ordre de 4 kilomètres, se feront depuis le Champ de Foire. Les promeneurs pourraient alors rejoindre la cale, puis le chemin de Rome, Saint Clément, Vieille Cour, la rue de la Prime, la Fontaine Bruno(avec une variante possible), la rue du Cellier, la rue Lucien Cayeux et enfin le Chemin pavé avant de rejoindre le Champ de Foire.
« Les Dits de Mauves » de novembre proposera ce circuit à la population. Les organisateurs souhaitent ainsi demander aux riverains intéressés de se manifester s’ils désirent recevoir un artiste dans leur jardin.
Bien entendu cette ébauche, comme son nom l’indique pourra être modifiée en fonction des différentes propositions émanant de cet « appel à volontaires ».
L'ébauche du circuit 2012
Toutes les questions ayant été abordées, un verre de l’amitié a clôturé cette réunion de reprise.
Une prochaine rencontre fixée au mardi 13 décembreà 20 heurespermettra de faire un premier bilan suite à la parution de « Les Dits de Mauves« . A cette occasion nous découvrirons également les noms des différents artistes déjà retenus.
Prenez d’ores et déjà note de cette date. Vous êtes attendus nombreux.
p style= »text-align: justify; »>Les vacances sont terminées, l’automne s’installe doucement, et l’édition « 1 jardin 1 artiste 2012 » se profile déjà à l’horizon.
Afin de préparer cette nouvelle biennale, les membres de l’association sont cordialement invités à la prochaine réunion qui se déroulera le
dans l’atelier de Jean-François Cochard, 28 rue du Cellier
à Mauves-sur-Loire.
Divers dossiers y seront étudiés, notamment les demandes de subventions, la confirmation des dates choisies pour la manifestation 2012, l’étude du parcours, la recherche d’artistes et de nouveaux jardins.
Le verre de l’amitié clôturera cette rencontre.
Les personnes désireuses de rejoindre l’association seront naturellement les bienvenues.
N’oubliez pas de noter cette date dans votre agenda.
La trève estivale n’a pas empêché le comité d’animation de se réunir dernièrement. Il est en effet important de continuer à réfléchir à l’organisation de la cinquième édition d’ 1 jardin 1 artiste.
Compte-tenu des différentes manifestations se déroulant sur la commune de Mauve-sur-Loire, il a été arrêté cette nouvelle édition aux
Comme annoncé en fin d’année dernière, c’est dans le petit cimetière de Mauves que vont se poursuivre les activités de Mauves-sur-Arts. En effet, à partir du 4 juin et ce tous les samedis du mois, nos artistes (Jean-François, Roger, Jacques, Hervé, Philippe T. et Philippe D.) vont s’évertuer à restaurer la tombe de Victor Fleury.
La sépulture en arrière-plan.
Enlèvement des gravats, coupe des pierres, seuil en ciment, pose, finitions et pose de la porte sont au programme de l’équipe particulièrement motivée.
Mais qui était Victor Fleurypour mériter tant de considération ?
Né en 1828 à Saint-Amant-Les-Eaux (Nord), il épouse Mathilde Verne, soeur de l’écrivain français Jules Verne, en 1861. Banquier à Paris, il acquiert le château de la Droitière à Mauves en 1865 où il y effectue de nombreux séjours. En 1878 la famille Fleury y fait ajouter deux pavillons latéraux. Victor remplacera même au fronton de l’édifice les armoiries des Thiercelin, précédents propriétaires, par un grand « F ». La famille Fleury restera propriétaire du domaine jusqu’en 1930.
Maire de Mauves en 1870, il y restera jusqu’à son décès le 23 octobre 1886. Il sera inhumé dans le cimetière de Mauves. Son frère Jules Fleury reposera à ses côtés à son décès en 1907.
De par sa forme atypique « égyptienne » sous certains angles, et sans aucune inscription, la sépulture a longtemps inquiété les visiteurs.
La sépulture - détail du faîtage
C’est à l’initiative de Jacques Lepage, détenteur du secret depuis longtemps et las de l’observer, impuissant, tomber en décrépitude, que l’idée de la restauration verra le jour.
La mairie informée de ce souhait adhère rapidement au projet, et y participe financièrement grâce à une subvention permettant en partie l’achat du tuffeau nécessaire à la restauration du monument.
De cette façon, l’association Mauves-sur-Artsaura participé à la sauvegarde d’un monument original et historique du patrimoine communal.
Blocs du tuffeau des carrières Baron destinés à la restauration
Les travaux terminés et la pose probable d’une plaque identifiant cette sépulture, la restauration pourra être portée officiellement à la connaissance du public.
Cette action est le reflet de la philosophie de l’association, opinion relayée par le Président Jean-François Cochard : » Mauves-sur-Arts bénéficiant du soutien de la commune veut s’investir dans une action patrimoniale suivant les aptitudes de ses adhérents. La récente sortie dans la carrière Baron et au Château d’Oiron montre bien une certaine cohérence de l’action globale de l’association : l’art n’est pas coupé de la vie des adhérents ; il est dans les jardins, il est dans la vie communale ».
Mauves-sur-Loire, Le Vallon. 08 heures 20, samedi 30 avril 2011. Il fait frais. Le soleil pointe le bout de son nez.
Jean-François compte ses troupes. Il en manque 2 !
Nous sommes 25 hommes, femmes et enfants réunis autour de Jean-François, notre Président.
Sept équipages sont constitués. Remise de la feuille de route et dernières consignes aux conducteurs : rejoindre SOSSAISdans la Vienne d’une façon ou d’une autre, soit en suivant Mappy, Michelin, Tom-Tom ou les conseils du co-pilote ! 08 heures 30, tout le monde est là, pilepoil l’heure du départ !
Mais non, il en manque deux. Qui ? Mais oui, Francette et Jean-Yves. On allait les oublier. C’est bon, ils arrivent.
08H30, heu non 08h50, j'ai ma feuille de route, on peut partir !
08h50, pilepoil l’heure du départ, cette fois au complet.
11 heures et 180 kilomètres plus loin, le convoi arrive en ordre dispersé à l’entrée de la carrière Baron à SOSSAIS.
L’arrêt technique, les jambes à détendre, et quelques préparatifs pour certains sont nécessaires à cette aventure dans le pays du tuffeau.
Quelques précautions à prendre pour Zahia.
La Carrière
Après avoir été gentiment reçus par Frédéric Baronrejoint plus tard par sa mère Jacqueline, nous nous dirigeons tranquillement vers cette carrière de tuffeau tant attendue. N’oublions pas que c’est d’ici qu’a été extrait le matériau qui servira à la réfection de la tombe de Victor Fleury.
C’est avec passion et amour du métier que Frédéric nous explique exploiter en famille et sur deux hectares cette carrière ouverte en 1989. Carrier mais aussi tailleur de pierres,
Frédéric et Jean-François
il nous explique comment ce tuffeau, blanc, ferme et résistant finit par se vider de ses sels minéraux, s’effriter et mourir. Il nous précise que pour ce matériau on peut compter sur une espérance de vie de … 300 ans, ce qui rassure Monique qui n’a qu’une garantie de 100 ans sur son habitation ! Frédéric nous parle du tuffeau comme d’une « grosse pomme de terre » qui se trouve présente sur 7 départements, la roche se trouvant parfois à moins d’1,50 mètre de la surface. Il nous parle, nous parle et nous reparle encore, répondant avec Jacqueline aux nombreuses questions des visiteurs particulèrement attentifs. La nappe phréatique à 60 mètres, des blocs de tuffeau de 6 tonnes, ou encore ces sigles apposés sur les blocs sont encore des explications intarissables que nous donne Frédéric.
L'haveuse-rouilleuse en action
Une démonstration à l’aide de l’haveuse-rouilleuse puis des explications sur l’utilisation de la guillotine mettront fin à cette passionnante visite au coeur de la carrière.
Le pique-nique
C’est sous le soleil que va se poursuivre la journée, à l’entrée de la carrière, où les pallettes du chantier vont rapidement se transformer en tables recouvertes de nappes. Un endroit idéal pour pique-niquer, quelque peu poussiéreux malgré tout. L’apéritif préparé et offert par l’association a été suivi du repas où le céleri,
Le pique-nique.
les salades, fromages, cakes, et encore la terrine de Mimi, la pizza d’Alain ou le gâteau au rhum concocté par Marie-Jo ont tous été appréciés, le tout accompagné d’un bon bordeaux offert par Jacques pour sa fête , avec quelques jours d’avance.
Pause-repas bien méritée.
Le café avalé, il faut penser lever le camp. Et pour celà c’est avec plaisir que Jacques a mis sa Velsatisà la disposition des convives pour parcourir les deux cents mètres nous séparant du parking. Notre ami se rendrait à un vide-grenier qu’il ne se serait pas pris autrement !
Le chargement de la Velsatis de "Jacques la brocante" !
Une fois toutes les affaires récupérées et redistribuées dans les véhicules respectifs, nouveau départ direction le Château d’Oirondans les Deux-Sèvres.
45 minutes plus tard, nous découvrons ce magnifique monument, Centre National d’art contemporain.
Château d'Oiron
Le Château
Le château d’Oiron est l’oeuvre de la famille Gouffier, Guillaume recevant de Charles II les terres d’Oiron en 1449. Ce monument va survoler les siècles comme maintes demeures seignoriales tombées en déshérence : Constructions, pillages, restaurations, abandons de certaines parties, cloisonnements de grande pièces, entresolements, nombreux propriétaires plus ou moins illustres et plus ou moins fortunés, démembrement définitif du parc en 1906.
Façade Ouest
Après l’avoir classé Monument Historique l’État l’acquiert finalement dans un état proche de la ruine auprès de la vicomtesse d’Oiron, qui vivait alors seule dans l’immense demeure, et procédera pendant un demi-siècle à d’importants travaux de restauration.
En 1990 le Ministère de la Culture décide de lancer un projet original pour le château : créer une collection d’art contemporain, dont les fondements seront inspirés par les collections historiques du monument, dispersées au cours des siècles. En 1993 est inauguré le premier volet de la collection Curios & Mirabilia. Elle concrétise la plus importante expérience menée en France d’inscription d’une création contemporaine dans un patrimoine ancien.
Une des originalités de Curios & Mirabilia réside dans la volonté d’envisager le château avec un rôle social en l’inscrivant dans son environnement humain.
La galerie des portraits.
Ainsi, grâce à une galerie de portraits des enfants de l’école d’Oiron(Christian Boltanski) ou au dîner annuel imaginé par Raoul Marek pour 150 Oironnais, représentés sur un service de table, la population de la commune est conviée comme sujet et témoin de la création.
Ce sont toutes ces explications et bien d’autres encore que notre guide nous a fournies au cours de cette visite qui s’est déroulée au pas de charge, nécessitant au passage quelques pauses bien méritées.
Pause collective ........ à deux ......... ou seule !
Les sculptures, peintures d’époque ou non, la chambre des mouches musicales, les animaux de la pleine lune, les corps en morceaux, la bataille de Midway, les portes dérobées sont autant d’oeuvres que le groupe a pu contempler. Autre curiosité : une « bibliothèque » de flacons d’eaux de sources de Bretagne censées posséder certains pouvoirs de guérison.
Marie-Paule : "Regarde André, la fontaine Sainte Barbe au Faouët ..."...
L’occasion pour les visiteurs originaires de cette belle région de chercher la source qu’ils ont pu connaître dans leur enfance.
Mimi se désole : "Ils n'ont trouvé aucune source à Port-Louis. Pourtant il y a de l'eau !"
D’autres ont cherché le précieux flacon pour épater les amis, sans succès. Il n’y a pas de source partout !
La visite prend fin après le passage inévitable par la boutique.
Une petite pause sur le parking agrémentée du Pineau d’Alexandre, du jus de pomme d’André et de l’eau de Geneviève avant le retour au bercail.
Le retour
Tous à vos Tom-Tom, le co-pilote étant généralement fatigué de sa journée, et direction Mauves, 140 kilomètres plus loin.
La journée se termine chez Philippe et Marie-Lucequi se sont proposé de nous accueillir pour terminer cette journée, et chez lesquels, après le traditionnel apéritif,
Avant l'apéritif.
chacun a pu se restaurer à nouveau avec « des cornichons, de la moutarde, du pain du beurre, des p’tits oignons, des confitures et des oeufs durs, des cornichons ! …. »
et bien sur les restes du midi « de la salade, de la pizza, de la terrine, des céleris et du fromage ! …. ».
Derniers échanges avant de se quitter.
A 22 heures 30, il est temps de se quitter, chacun remerciant tour à tour nos hôtes et les initiateurs de cette sympathique journée, tout en se promettant mutuellement de participer à nouveau à ce genre d’expédition.
p style= »text-align: justify; »>On voit qu’ils se connaissent et qu’ils s’apprécient ! C’est en effet avec une très grande complicité que Jean-François RetièreMaire de Mauves-sur-Loire, Jean-François Cochard Président de Mauves-sur-Arts et Jean Lebeauartiste, ont procédé hier soir au vernissage de la sculpture DUO suivie de l’inauguration de l’exposition au Vallon.
Dans un premier temps, c’est devant les membres de l’association Mauves-sur-Arts et de nombreux invités que les protagonistes ont rappelé la genèse de la sculpture « DUO »née il y a 24 ans sur l’ile Ripoche, sortie tout droit de l’imagination de l’artiste Jean Lebeau. Que de souvenirs à se remémorer !
Des sculpteurs habillés en cosmonautes !
« Nous organisions pour la première fois un symposium de sculptures sur l’île Ripoche sans vraiment savoir ce que c’était. Les sculpteurs étaient habillés comme des cosmonautes, filmés par les caméras de FR3 que nous avions réussi à faire venir » se souvient Jean-François Retière avec une certaine nostalgie.
27 ans après la sculpture a retrouvé sa commune de naissance après une cure de rajeunissement orchestrée par Jean-François Cochard.
« J’aime Mauves et suis fier et heureux que cette sculpture soit là » nous confie Jean Lebeau avec une émotion imperceptible.
Jean François Retière confiera à l’assemblée qu’après réflexion il a décidé avec son équipe municipale de placer la sculpture dans le patio de la mairie, excellent endroit et surtout clin d’oeil aux futurs mariés donnant à l’édile leur consentement …. comme un DUO !
Vie sauvage
L’assemblée s’est ensuite dirigée vers la salle du Vallon où Jean Lebeau expose une vingtaine de ses oeuvres. A notre arrivée nous sommes immédiatement saisis par la vie qui emmerge de ces sculptures. Aussi saisissantes les unes que les autres, on a l’impression d’entrer sur leur territoire. On marche à pas lent et sans bruit pour ne pas effrayer l’orang outan, le bélier, l’insecte, le gorille à rouflaquettes, Jaccadie, le chevalier à l’enfant, l’homme à la triste figure, ou encore le condor ou l’homme de glace !
Jean Lebeau nous parle avec passion :
« L’idée avant de germer peut mettre six mois ou plus. Je récupère la matière chez un ferrailleur, au bas de la pile. Pour l’orang outan par exemple, c’est ce qui aujourd’hui sont les pattes arrières qui m’ont donné l’idée de départ de la sculpture. C’est l’oeil qui dessine, comme du modelage. Cà doit rester brut, on ne doit pas fignoler. Comme un humain, la sculpture doit avoir ses défauts. »
Ces oeuvres qui ont pris vie grâce au talent et la passion de l’artiste sont à voir tous les jours sans modération à la salle du Vallon jusqu’au dimanche 17 avril.
p style= »text-align: justify; »>Comme annoncé précédemment, Jean Lebeaua offert à la commune de Mauves-sur-Loire son oeuvre « Duo ». La sculpture vient de trouver sa place dans le patio de la mairie.
Cet évènement fera l’objet d’un vernissage qui aura lieu en mairie vendredi 8 avril à 19 heures 30 sous l’égide de Jean-François Retière, Maire de la commune et Jean-François Cochard, Président de l’association Mauves-sur-Arts. Affiche du vernissage.
Ce moment important pour l’association sera suivi de la visite de l’exposition des sculptures en fer de Jean Lebeau sur le site du Vallon, à l’issue de laquelle sera servi le verre de l’amitié.
Exposition au Vallon les 9, 10, 16, 17 avril de 10h à 19h.
Alain Carau, membre du comité d’animation de Mauves-sur-Arts est tourneur d’art sur bois. Il exerce son métier dans son atelier à la Duellière à Mauves-sur-Loire. A l’occasion des journées nationales des métiers d’art qui se dérouleront les 1er, 2 et 3 avril, la mission des métiers d’art des Pays de la Loire a sollicité Alain afin qu’il ouvre les portes de son atelier au public, demande que l’artiste a immédiatement acceptée.
Plus qu’une exposition, ces journées seront l’occasion pour le public d’approcher l’artiste au coeur même de sa passion, de partager avec lui le moment où la matière se transforme en pièces d’exception. Des démonstrations ponctueront les journées.
Alain Carau sera également présent au 20ème festival des créateurs des Pays de la Loire à la Haye Fouassière les 25, 26 et 27 mars.
Portes ouvertes les1er, 2 et 3 avril de 10h à 19h La Duellerie à Mauves-sur-Loire – Tel. 02 40 25 03 93
En pierre de Sireuil la sculpture DUO a été réalisée par Jean Lebeau en 1987 pendant le Symposium de sculpture organisé dans le cadre du Festival « Loire Pour Tous ».
L’atiste en a fait don à la commune de Mauves-sur-Loire. Elle sera installée de façon définitive dans le patio de la Mairie, visible depuis la salle du Conseil.
Pour remercier Jean Lebeau Mauves-sur-Arts et la Mairie organisent une exposition des œuvres actuelles de Jean Lebeau qui travaille maintenant le métal. Cette exposition de déroulera dans le cadre de la salle du Vallon, à l’intérieur et à l’extérieur.
Le vernissage de l’exposition aura lieu le vendredi 8 avril après l’inauguration de la sculpture dans le patio. L’exposition sera visible les samedi 9 et dimanche 10 avril de 10 à 19 h. Elle restera en place pour le festival du Polar Mauves en Noir les 16 et 17 avril.
L’assemblée généralede l’assocation s’est déroulée le jeudi 24 février en présence de 25 membres.
Présidée par Jean-François Cochard, cette assemblée s’est penchée sur les statuts de l’assocation et a décidé de les faire évoluer, notamment par la mise en place d’un comité d’animationchargé d’épauler le conseil d’administration dans ses différentes missions.
Les rapports moral et financier adoptés à l’unanimité, les débats se sont poursuivis par la présentation des différentes manifestations envisagées en 2011.
– Courant avril-mai, certains membres de l’association se verront confier la tâche de restaurer la tombe de Victor Fleurydans le cimetière de Mauves sur Loire. Une convention signée récemment lie en ce sens la commune et l’association. Nommé maire de Mauves à deux reprises par le Préfet du département, Victor Fleury, libre penseur, par ailleurs beau-frère de Jules Verne, crée la première société de secours mutuel. Du tuffeau extrait des carrières Baron à Sossois (Vienne) servira à la réfection de la tombe pyramidale exceptionnelle dans la région nantaise. La porte du tombeau sera entièrement restaurée par Jacques Lesage.
Sculpture de Jean Lebeau
– Du 9 au 17 avril, au Vallon, aura lieu une exposition du sculpteur Jean Lebeau. L’artiste joue avec de vieux outils, tôles tordues, ferrailles hors d’usage lui donnant une vision guidée par une forte sensibilité et un humour retenu. Une sculpture intitulée « Duo » sera exposée dans le hall de la mairie et fera l’objet d’un vernissage le vendredi 8 avril.
– Les membres de l’association sont conviés à une journée détente le samedi 30 avril. Au programme de cette journée récréative : visite des carrières Baron à Sossais (Vienne) suivie d’un pique-nique avant la visite d’une exposition au château d’Oiron (Deux-Sèvres), centre national d’art contemporain.
Château d'Oiron (Deux-Sèvres)
Nous reviendrons en détail, dans les jours à venir, sur chaque manifestation.
La prochaine ASSEMBLEE GENERALE de Mauves-sur-Arts se déroulera le Jeudi 24 FEVRIER à 20H 30 salle Magniola à Mauves-sur-Loire.
Au cours de cette assemblée, seront évoqués le programme d’animation 2011, le « remue-méninge » 2012 et la mise à jour des cotisations.
Elle sera précédée d’une assemblée générale extraordinaire pour permettre la mise à jour des statuts afin d’élargir le comité d’organisation en créant un conseil d’administration.
Mauves-sur-Arts présente ses meilleurs voeux pour 2011 à tous les visiteurs de ce site, à tous ceux qui ont ouvert leur jardin et à tous ceux qui les ont parcourus les 29 & 30 mai derniers enfin et surtout à tous les artistes qui ont exposé.
Mauves-sur-Arts vous présente ses voeux avec une oeuvre de James Guitet, artiste nantais, disparu le 20 décembre dernier.
Dans le petit cimetière de Mauves, elle fait partie des curiosités. De forme plutôt atypique « égyptienne » sous certains angles, « cette tombe, sans aucune inscription, inquiète tout le monde ». Et surtout Jacques Lepage qui, depuis longtemps, en détient le secret… et l’observe, impuissant, tomber en décrépitude. « Il s’agit du tombeau de famille de Victor et Jules Fleury, deux frères, un temps propriétaires du château de la Droitière à Mauves-sur-Loire. » Victor, ancien maire de Mauves, en 1870 et 1876, est aussi connu pour être le beau-frère de Jules Verne. « Plus exactement, il a épousé Mathilde, la sœur de l’écrivain, qui passait donc régulièrement au château malvien. »
Après les écoliers, l’association fait sa rentrée. A cette occasion tous les membres de l’association sont cordialement invités à se retrouver chez Jean-François Cochard, 28 rue du Cellier, le vendredi 24 septembre prochain à 19 heures 30. Cette réunion sera l’occasion de faire le bilan moral et financier de la dernière édition d’ « 1 jardin, 1 artiste », puis de se projeter en 2011 et 2012 pour envisager les actions à entreprendre.
La soirée se poursuivra par un buffet à la « mode espagnole » où chacun apporte sa contribution, et la projection d’un reportage réalisé par M. Gaston Frans et de photos de Philippe Thomas.
L‘été arrive, profitons de ces quelques semaines pour nous reposer un peu à l’image de notre Président.
Le bilan de cette 4ème biennale fera l’objet d’une rencontre entre les membres de l’association courant septembre.
Dans quelques jours une photothèque sera mise en ligne, permettant à chacun de se remémorer ce week-end des 29 et 30 mai qui aura été couronné de succès.
Quelques jours après la clôture de la 4ème Biennale, Jean-François Cochard, Président de Mauves-sur-Arts, se livre sans fard :
Jean-François, vous êtes Président de Mauves-sur-Arts : satisfait de cette 4ème biennale ?
Oui. Ma réponse repose sur le nombre des visiteurs, leurs impressions positives et la satisfaction des artistes qui ont joué le jeu d’aller au devant du grand public. Les jardiniers, c’est-à-dire les personnes qui ont ouvert leur jardin, ont apprécié à la fois la présence des artistes chez eux et les rencontres.
Avez-vous rencontré des difficultés dans l’organisation ?
Beaucoup, surtout à cause de la pluie mais c’est oublié, car tous les bénévoles de Mauves-sur-Arts ( 35 adhérents : d’anciens participants, des personnes qui n’ont pas de jardin ou du moins pas sur le parcours, en plus des « jardiniers » accueillant un artiste) ont effectué un travail incroyablement efficace.
Quels ont été les temps forts de cette manifestation ?
Pas forcément les moments officiels. Rappelons que le vendredi soir (28 mai) la présence des personnalités inaugurant les travaux de la cale du port et la salle « Le Vallon » n’était pour nous qu’un prélude en concordance avec le programme de la municipalité de Mauves. Les interventions spectaculaires de la Compagnie La Machine resteront dans le souvenir des visiteurs mais pour nous, Mauves-sur-Arts, les œuvres de artistes, les contacts entre artistes et le public sont les moments « forts » vécus par chacun selon sa sensibilité à la sculpture et aux styles des artistes.
La fréquentation semble être en hausse par rapport à 2008. Combien de personnes ont visité les sites ?
Soyons précis ! Nous avons distribué 1976 gomettes (moyen de comptage) aux visiteurs mais combien y ont échappé en ne suivant pas le parcours dans l’ordre indiqué sur le plan ? Nous retenons le nombre de 2500 visiteurs sans aucune surenchère : 400 le samedi malgré la pluie et 2100 le dimanche. Un nombre record ne facilitant pas l’accès à certains lieux d’expo comme le Pigeonnier par exemple.
« 1 jardin, 1 artiste » semble être devenu incontournable à Mauves. Une satisfaction pour vous qui avez commencé en 2005 avec une dizaine de pionniers ?
Oui nous avions « copié » une formule pratiquée dans d’autres villages ou villes. Mais Mauves avait des atouts particuliers : sa situation près de la Loire, la beauté du paysage et ne soyons pas modestes, la qualité des jardins et l’amabilité des « jardiniers » (que le jardin soit « cosy » entre 4 murets ou grandiose avec vue sur Loire). Reconnaissons qu’une partie du public vient pour les jardins mais c’est le jeu : faire découvrir l’art contemporain à tous. C’est sans doute pour cela que la municipalité nous aide ainsi que le département, la région et nos sponsors que nous n’avons eu aucune peine à convaincre. Je profite de ces lignes pour les remercier tous.
Les artistes étaient nombreux, les jardins privés un peu moins. Quel message avez-vous envie de passer ?
Il n’y avait pas d’intention particulière dans le choix des jardins. Nous avions à faire un itinéraire dans un milieu urbain et nous devions tenir compte de deux faits « historiques » : l’inauguration de la salle du Vallon et la renaissance de la vigne de Muscadet du Bois-Blot par ses nouveaux propriétaires et son vigneron attitré.
Il y a bien des jardins de ville mais accessibles seulement par des couloirs ou des dépendances. Inimaginable de les faire visiter par 2000 personnes.
Comme nous recevons des subventions publiques il fallait aussi occuper des jardins publics. Nous en avons profité pour faire participer les enfants des écoles, des ateliers de formation et des amateurs. Nous remercions d’ailleurs les artistes professionnels d’avoir accepté cette juxtaposition. Ce sont bien les sculpteurs qui font l’évènement. Je ne peux pas les citer tous (consulter notre site) et nous ne les remercierons jamais assez. Notre but est toujours le même : démocratiser l’art contemporain en le présentant dans des lieux différents des espaces institutionnels, des galeries, des centres culturels. L’éclectisme des œuvres exposées peut choquer les amateurs et connaisseurs de l’art actuel ou au contraire le public non-averti. Observons la flore !
Une cinquième biennale verra le jour en 2012 ?
L’association Mauves-sur-Arts prendra sa décision en septembre. Mais nous avons déjà reçu des demandes de participation venant de sculpteurs et de « jardiniers ».
Le mot de la fin est pour vous. Qu’avez-vous envie de dire ?
L’art dans les jardins « J’ai été surpris de découvrir autant de formes d’art dans un espace aussi petit. Je ne savais pas que c’était possible » comme l’a dit un hôte anglais dans un reportage de France 3 (visible dans l’article Mauves-sur-Art sur France 3 et Culturebox).
Car bien sûr « 1 jardin, 1 artiste » c’est une biennale internationale.
Propos recueillis à Mauves-sur-Loire le 3 juin 2010
C‘est une véritable leçon de choses que nous ont donné les enfants de l’école Jules Verne lors de l’exposition de leurs sculptures en forme d’épouvantails dans les jardins du Presbytère.
Initiés à la connaissance des objets qui les entourent, il leur a été inculqué la notion de se servir de leurs sens, leur intelligence, leur raisonnement. Ils nous ont démontré, à leur façon, qu’ils avaient réussi à se forger un jugement, qu’ils avaient su observer et comprendre ce qui les environne.
Mais nous, avons-nous bien appris cette lecon de choses ?
p style= »text-align: justify; »>Aujourd’hui encore, la presse écrite locale se fait écho de notre manifestation en s’arrêtant dans le jardin de Stéphanie et Mickaël Gandrieau. Ce couple fort sympathique a ouvert son jardin au public pour la première fois en recevant deux artistes : Jean-Marc Loiseau et Gérard Gal.
Ouest-France, dans son édition d’aujourd’hui, consacre un article à cette première, et si l’on en croit la journaliste, il s’agit d’une initiative qui ne sera pas la dernière. Merci Stéphanie et Mickaël.
Cette année, pour la première fois, « 1 jardin, 1 artiste » a fait l’objet d’un reportage à la télévision. C’est à 19 heures 20 dimanche soir, sur France 3 Pays de la Loire, que nous avons pu voir et revoir les jardins du Presbytère, du Verger, ainsi que celui d’Emmanuel et Nathalie. Ce reportage est également en ligne sur Culturebox, le site culturel tout en vidéo de la chaîne France3.
Des interview d’un de nos amis de Hythe and Dibden, de l’artiste Dominique Plet et de Nath, dont la visite de l’atelier est devenue incontournable, ponctuent de manière plaisante le reportage.
C‘est avec un engouement peut-être sans précédent que s’est déroulée la seconde journée d’1 jardin, 1 artiste, version 2010.
Des centaines de personnes se sont pressées tout au long de la journée dans les rues et jardins de Mauves, profitant d’une météo plutôt clémente, pour découvrir les œuvres et les artistes très enclins à échanger avec le public, provoquant parfois des files d’attente sur certains sites.
L‘association Mauves-sur-Arts remercie à nouveau les artistes, les bénévoles, La Compagnie « La Machine », les partenaires institutionnels et les mécènes qui tous ont participé grandement à la réussite de cette 4ème biennale.
C’est sous un ciel gris qu’a débuté la 4ème biennale. Mais à 10 heures tout était fin prêt pour accueillir les premiers promeneurs et amateurs d’art. Les artistes venaient de terminer les derniers réglages, les bénévoles d’installer le café des arts avec ses tables accueillantes destinées à la restauration et au coin pause.
Seule ombre au tableau, le temps. Beau la veille, il s’est dégradé tout au long de la matinée arrosant sans relâche sculptures et promeneurs. Ces conditions n’ont cependant pas fait vaciller l’organisation et c’est malgré tout avec entrain que les bénévoles ont su guider et recevoir les visiteurs.
Superbe exposition mêlant les sculptures en bois, en bronze, en papier, la pierre, le marbre, les ceps de vigne, les produits recyclables …
Les espaces publics et jardins privés ont été préparés avec soin pour le plus grand plaisir des visiteurs, venus seuls, en couple, en famille, entre amis.
Les artistes, ravis de cette rencontre avec le public, n’ont pas été avares d’explications. Peut-être même ont-ils fait naître des vocations.
La journée s’est terminée par le traditionnel vernissage, en présence d’élus de Mauves-sur-Loire, des artistes, mécènes et membres de l’association Mauves-sur-Arts. Après un intermède musical des Mauviettes Suprêmes, Jean-François Cochard, Président de l’association a remercié l’ensemble des participants à cette manifestation, regrettant au passage le désengagement financier de certains partenaires institutionnels présents les années précédentes.
Nadège Boisramé-Villieras, adjointe à la culture, s’est félicitée de l’organisation de cette manifestation donnant vie à la culture en démocratisant l’art et en permettant à Mauves-sur-Loire de prendre une véritable place dans ce domaine.
La soirée s’est poursuivie salle René-Guy Cadou pour un repas entre membres de l’association et artistes, le tout dans la convivialité et la bonne humeur.
Rendez-vous est donné pour l’ouverture de la seconde journée, dimanche 30 mai à partir de 10 heures sans interruption jusqu’à 19 heures.
« 1 jardin, 1 artiste » a eu le privilège de recevoir ce vendredi 28 mai à 18 heures 30, de prestigieux visiteurs en avant première de la 4ème biennale. La cale de Mauves-sur-Loire inaugurée, c’est à pied que le cortège de personnalités et d’invités s’est rendu salle du Vallon, s’arrêtant quelques minutes dans le jardin de Nathalie et Emmanuel Terrien.
C‘est ainsi que Jean-François Retière, Maire de la commune, Jean-Marc Ayrault, Député-Maire de Nantes, Président de Nantes-Métropole, et Patrick Maréchal, Président du Conseil Général ont pu découvrir en avant-première les superbes sculptures d’Anne le Louarn et de Michel Robet, particulièrement mises en valeur dans ce jardin, et s’entretenir avec les artistes.
Ravis et conquis, les membres du cortège ont repris leur promenade, rejoints par Michel Ménard, député, Christophe Clergeau, Vice-Président du Conseil Régional, Bernard Aunette, Conseiller Général-Maire de Sainte-Luce-sur-Loire et Christian Couturier, Maire des Sorinières, pour rejoindre le Vallon où ils ont pu admirer la première démonstration de « Mauves sous les effets » orchestrée par François Delarozière.